‹ François RudeChapitre 49 sur 68 · FRANCE · texte numérisé non relu

FRANCE

Ici, l’idée à exprimer était simple; Rude l’a exprimée simplement. Rien n’est plus sobre, en vérité, que la statue de Bertrand, de retour de sa pieuse mission. La même simplicité se retrouve dans la statue de Ney; mais l'attitude recueillie du grand maréchal du palais contraste singulièrement avec l'allure martiale du vainqueur de la Moskowa.

Assurément il était dans la nature des choses que la victime de la Terreur. blanche fût l'objet d’une apothéose de la part du régime impérial rétabli. Or, s’il s'agissait de perpétuer la gloire de Ney par une œuvre sculpturale, Rude était, cette fois, doublement et triplement indiqué. Rude, en effet, n'était pas seulement — et chaque jour davantage — le sculpteur d'histoire le plus en vue de sa génération, c'était encore l’auteur d’un buste vanté de Dupin, avocat de Ney; c'était, enfin, le manifestant audacieux de la rue Rameau. Tout désignait donc Rude : son talent, ses œuvres antérieures et 4 son propre passé. .

La mort de Ney fournit à Rude l’idée d’une première maquette, ee aujourd’hui au Musée de Dis C’est le commentaire du mot célèbre : «SOI 00 dats, droit au cœur ! » , 440

Mais cette ébauche a cédé la place à un projet tout différent. Ney he 7 doit-il pas rester pour l’histoire le héros de la campagne de Russie ? ” |

Pour commémorer celui qu’on a surnommé le Brave des braves, point de fictions ni de symboles : il suffit d’une attitude et d'un geste. Rude n > a $ point manqué. Re:

Le Brave des braves brandit son épée de la main dre d’un élan é épique, F4 4

tandis que, d’un mouvement prompt, la main su pee le sue $ 5] |

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