Œuvres dont la date est établie
1819. Deux cakiatidks en platke pour la loge royale, au NOUVEAU Théâtre de la Monnaie (Damesme, architecte'). Les Archives de ITlôtel-de-Villc de Bruxelles possèdent la quit-
ll\[i FRA>ÇOIS RUDE ET SO^ TEMPS
tance de Rude, en date du 28 janvier 1819, que l'on connaît déjà, mais qu'il convient de relire : « J'ai reçu de M. l'échevin Graindel la somme de 90 francs à compte de mon engagement pour les cariaihydes que je dois fournir pour le spectacle royale (sic). F. Rude, sculpteur. » (Pièces de comptabilité, Acquits à l'appui des comptes de 1819). Rude n'a pas encore livré ses cariatides puisqu'il énonce « qu'il doit les fournir ». Il semble que le travail lui ait été demandé depuis peu. Les deux figures, de grandes proportions, destinées à l'intérieur du théâtre et dont le plâtre avait à recevoir do la dorure, ont dû être conduites très rapidement puisque l'inauguration de la salle a eu lieu, officiellement, le 26 mai 18 19 avec une représentation de la Caravane du Caire, de Grétry. En tout cas, au mois de juillet, il ne reste plus rien à faire. Sophie Frémiet écrit le 5 juillet: « Notre nouvelle salle de spectacle est terminée; elle est magnifique. Nous y sommes allées mercredi pour la première fois. » — Les cariatides de Rude ont disparu.
1819. Apollon ET les Mvses, projet de fronton pour le Théâtre royal de la Monnaie, dessin, (Collection G. Joliet, a Dijon). La tradition affirme que l'architecte Damesme avait demandé au sculpteur une esquisse pour le grand fronton du monument. Le fait nous est confirmé par le dessin de la collection Joliet, dont on n'a jamais fait mention, Apollon, dieu de l'harmonie, est debout, au centre, avec le cheval Pégase devant une sorte de bois serré. A ses côtés se rangent, en petits groupes, les Muses et des Amours. Les parties de la composition sont mal liées. L'œuvre aurait exigé des modifications importantes. Elle n'a pas été exécutée.
1819. Buste du roi des Pays-Bas Guillaume l^^.
Rude rappelait volontiers que, surpris de la faiblesse des bustes du roi par les sculpteurs belges, il en avait modelé un sans avoir vu le souverain autrement qu'au passage et qu'il l'avait envoyé à la reine. « On ne lui en avait môme pas, ajoutait-il, adressé un remerciement. » (\oir brochure du docteur Legrand.) En septembre 1819, il put entreprendre un second portrait du monarque en de meilleures conditions, par l'entremise de Van der Straeten. Sophie Frémiet écrit le 10 septembre à Cécile Moyne : « Monsieur Rude travaille au buste du roi; il a eu trois séances, ce qui est très avantageux pour lui. Il a fait un bien beau buste, et que tout le monde admire. » Le 20 décembre, elle revient sur le même sujet: « Le roi a posé pendant trois jours et des séances de deux heures, de manière que le buste est bien J'ait et bien ressemblant. Il est pour les Etats-Généraux. M Rude en a déjà placé plusieurs pour des établissements publics et pour des particuliers. » L'exécution en marbre n'a du être elFectuée qu'en 1828. C'est évidemment du marbre que parle M'"*' Rude, dans sa lettre du 21 décembre de cette
RÉPERTOIRE CHRONOLOGIQUE tx[\b
année, et non d'un nouveau buste qui n'a jamais été entrepris : « Rude vient de faire le buste du roi pour les E tats- Généraux ; il est superbe, et tout le monde dit que c'est son plus bel ouvrage. » L'œuvre a péri clans un incendie ; mais un exemplaire du portrait (sans doute une des épreuves placées par Rude dès 1819, pour des établissements publics et pour des particuliers) a été recueilli au musée de Gand. On l'a moulé pour le musée de Dijon.
1820. Médaillon-portrait du pefntre Louis David (étude pour une médaille ojferte par Gros à son maître en 182 1. — Modèle disparu) (?).
Le fait de l'exécution d'un médaillon de DaAid par Rude avait été révélé au docteur Legrand par M"^*' Rude. Voici, toutefois, ce qu'on lit dans l'ouvrage de M. J. L. Jules David « Le peintre Louis David... par son petit fils >) (Paris, 1880, p. 578): «Au mois de novembre 182 1, Gros vint à Bruxelles... Il offrit alors le précieux cadeau qu'il avait préparé : une médaille d'or portant d'un côté, l'effigie du maître, et, sur le revers, cette devise: « L'Ecole française reconnaissante », et, entre des palmes, l'inscription suivante: « Les Sabines, Léonidas, placés au Musée par la Munificence du roi, MDCCCXXL » ...Gros seul avait eu l'idée de cette médaille. Il en avait confié l'exécution à Galle, graveur en médailles, son collègue à l'Institut, et l'avait aidé de ses souvenirs pour le p.or trait de David... Gros ne fit qu'un très court séjour à Bruxelles. Il s'entendit avec un monnayeur de cette ville pour la frappe des autres médailles de bronze, car le coin de Galle avait été envoyé de Paris, » Jules David avait sous les yeux les lettres et papiers trouvés chez son grand-père et personne ne connaissait mieux les traditions de sa famille. Or, il ne prononce pas le nom de Rude en cette occasion. M"^^ Rude ne fait pas non plus, dans sa correspondance, la moindre allusion à ce médaillon, alors qu'elle s'étend si volontiers sur son maître David, antérieurement à 1828, et elle nous parlera, par la suite, avec complaisance, du buste do Fauteur du Couronnement à Notre- Dame, modelé en 182C par son mari. Le médaillon fait par Rude en 1820 n'a pu être, au total, qu'un document préparatoire, peutêtre demandé par Gros, en vue du travail de Galle.
Il est vrai que Jules David, en sa liste des portraits représentant son aïeul (o/j, cit., p. 62;^) attribue à Rude le médaillon en bron/e décorant, à Paris, au cimetière du Père-Lachaise, le tombeau de M'"« Louis David, où l'on déj)osa, auprès d'elle, le cœur du vieux maître enterré à Bruxelles. Mais cette effigie, qu'il date de 182;"), paraît être non de Rude, ni de Galle, mais d'EdmeDumont ou d'après son modèle (i). Elle a été gravée en 1879 parDubouchet
(i) Jacques-Edme Dumont, né à Paris en 1761, mort dans la même ville en i8/i4-
ponr le frontispice du livre du pelit-fils du peintre, sans doute d'après un autre document que celui du cimetière, mais entièrement conforme, et avec le nom du véritable auteur. — Cf. L. Normand : Monuments funéraires, pi. I. — Le travail de M. Jouin : Sépultures historiques des cimetières parisiens (Inventaire général des Richesses d'art de la France, Monuments civils de Paris, t. III) contient de ce bas-relief iconique une description très exacte, mais sans attribution. En tout cas, le médaillon que Rude a pu modeler, non pas en iSaS, mais en 1820, et qui aurait servi de document à Galle, et par l'intermédiaire de sa médaille, à Dumont, est perdu.
1828. Fronton de l'Hôtel des Monnaies.
« Rude vient de terminer un bas- relief pour l'Hôtel des Monnaies » (Lettre de M'"*^ Rude du 4 mai i823). Ce « bas-relief » ne pouvait être que le modèle du fronton (deux figures féminines allégoriques allongées des deux côtés d'un écusson) qui fut exécuté en pierre. L'ouvrage fut complété par deux bvistes de Mercure et de Vulcain, dressés à droite et à gauche. — Cet ensemble (fronton et bustes) a été démonté avec soin, lors de la démolition de l'hôtel. Il est aujourd'hui au Musée d'art décoratif et monumental de Bruxelles. On n'y voit rien que d'assez banal.
1828. La chasse de Méléagre, bas-relief en pierre.
L'Histoire d'Achille, huit bas-reliefs en plâtre pour le château de Tervueren (chaque bas-relief mesure en hauteur i"i,i2, en largeur 2™,l5).
Le ch<àteau de Tervueren est construit par le même architecte que l'Hôtel des Monnaies (Van der Straeten). Le 4 février 1828 jVIme Rude écrit: « Rude a toujours beaucoup d'ouvrage; il travaille pour le château qu'on bâtit à Thervuren (sic) pour le prince d'Orange. M. Van der Straeten, architecte du roi, est un homme de mérite, qui sait apprécier le talent et qui estime beaucoup Rude. » Le 4 rnai, elle reprend : « Rude fait beaucoup de sculptures pour le palais de Tervueren. » Le 28 décembre elle est plus explicite : « ...Rude fait pour la façade un bas-relief représentant la chasse du sanglier de Calydon. La rotonde, qui est la plus belle pièce du château, est garnie de huit bas-reliefs représentant les principales actions de la vie d'Achille. H a encore différents autres ouvrages dans d'autres pièces ; tous lui ont valu les plus grands éloges. » Ces textes font foi que la confiance de Van der Straeten lui était acquise de longue date, qu'elle l'avait mis hors de pair, que nombre de morceaux sortis de son atelier, — notamment les huit épisodes de Vllistoire d'Achille — se trouvaient en place avant le i^'" janvier 1824, et que, tout au moins, la composition de la Chasse de Méléagre était arrêtée et en cours d'exécution. Nous verrons, plus bas, quels pouvaient être les « différents autres ouvrages en d'autres pièces » ? Mais,
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préalablement, y a-t-il lieu d'inférer des lettres de Sophie Rude que tout fût terminé? Sur ce point sa correspondance prolongée suffit à nous éclaircir. Sous la date du i5 avril i825, voici ce que nous y lisons: « L'architecte du roi, duquel Rude tenait tous ses travaux, a été destitué. Tu dois te faire une idée de nos inquiétudes sur ce qui pouvait en résulter pour nous. Il a été longtemps sans être remplacé; enfin, les nominations sont faites... Les travaux qui étaient commencés et qui devaient encore occuper Rude une année seront continués... » Le i5 décembre 1826, alors que le voyage à Paris est formellement décidé, elle apprendra à son amie qu'ils ne partiront qu'au commencement de l'été 1827, « Rude ayant encore quelques travaux à terminer ». Si largement qu'on veuille comprendre ces paroles, elles attestent, par leur rapprochement avec tout ce qui précède, que le maître a eu de l'ouvrage à Tervueren presque jusqu'à la veille de son retour en France.
Les huit bas-reliefs de VHistoire d'Achille, prévus, à l'origine, pour une interprétation en marbre, mais, en fait, utilisés en plâtre, purent être montés promptement aux murs de la rotonde et durent s'accompagner tout de suite des tètes, figures et ornements du plafond. J'ai dit, incidemment, que les huit sujets, ravagés par l'incendie, ont été moulés, bien qu'à grand'peine, avant de disparaître, pour le Musée d'art décoratif et monumental do l'Etat belge. Ils se déroulent dans l'ordre suivant: i" Achille enfant plongé dans les eaux du Styx ; 2° Achille, élevé par le centaure Chiron, s'attache à une lionne; 3° Achille parmi les filles de Lycomede; [\^ Briséis est séparée d'Achille, sur l'ordre d'Agamemnon; 5° le corps de Patrocle est rapporté au camp des Grecs; 6° le combat d'Achille contre Hector ; 7» Achille, sur son char, traîne le cadavre d'Hector autour des murs de Troie ; 8° Priam aux pieds d'Achille.
— La suite complète des dessins préparatoires de cette Achilléïde. est à Dijon, dans la collection Joliet.
Pour la Chasse de Méléagrc, encadrée de deux trophées de chasse, sa traduction en pierre, sur la façade en portique du château, fut nécessairement longue. Alphonse Wauters avait recueilli ce souvenir d'un vieil habitant de Tervueren que « la sculpture était restée très longtemps cachée derrière un échafaudage et que M. Rude y venait souvent travailler lui-même ». Wauters pensait qu'elle n'était certainement pas découverte en 182/i.
— Une suffisante empreinte en a été prise, ainsi que des deux trophées après l'incendie du château qui en avait rendu la conservation im[)ossible. Le portefeuille .lolict contient toute la série des cartons du vaste bas-relief. Plusieurs sont des dessins au crayon sur papier ordinaire. D'autres sont des calques. Un calque de la composition existe également, à Bruxelles chez M'"*' Prinz née Feignaux, fille de Feignaux, l'un des élèves préférés de Rude en lielgiqiie. Ce calque, attribué à l'élève, ne dillère en rien
de ceux du maître, sous les yeux et la direction duquel il a été fait.
Les autres éléments décoratifs du fait de notre sculpteur sur la résidence d'été du prince d'Orange étaient : i» au vestibule, une frise de génies enfants portant des guirlandes de fleurs et de fruits ; au salon d'honneur, des attributs militaires et les têtes de Uomulus et de Rémus, décorant la frise, et une cbeminée ornementale en marbre ; 3" au-dessus des portes de la salle à manger, des génies tenant un cartouche. — Rien ne s'oppose à ce qu'une partie de ces motifs, tous en plâtre, hors la cheminée du grand salon, fût posée vers 182^ ; mais les preuves nous font défaut. — Deux dessins de recherche pour deux de ces ouvrages nous sont parvenus: une frise d'Amours portant des guirlandes et jalonnée de bucranes et un projet de grande cheminée décorée de feuillages, d'armes, de masques et de médaillons (Collection Joliet).
1824. Chaire a prêcher en bois pour l'église Saint-Etienne
DE Lille (Haut, des grandes figures : 2"\5o).
Le plan de la chaire a été donné par Verly, architecte, lequel s'était probablement chargé de s'entendre avec Rude pour les figures, et avec un autre artiste pour les ornements et les draperies de Tabat-voix. Cet artiste fut l'ornemaniste lillois Huidiez. Traité fut conclu le aS janvier 1820 entre les marguillers et le menuisier de Lille Désiré Buissine pour toute la menuiserie, conformément aux dessins techniques de Verlj, annexés à l'acte, et moyennant 3 325 francs. Le contrat ne mentionne ni le nom de Rude, ni le nom de Huidiez et les feuilles dessinées par l'architecte se restreignent à la construction.
Des traités particuliers ont donc été conclus avec le sculpteur et l'ornemaniste, payés en dehors du budget de la Fabrique. — 11 est certain que Rude est venu à Lille, au cours de l'année
1825, poser ses statues (Archives du bureau des marguilliers de l'église). — L'apport du sculpteur consiste en deux grandes figures de la Foi et de l'Espérance, au soubassement ; un bas-relief de saint Etienne lapidé sur la cuve ; un archange volant et deux anges soutenant les draperies sculptées du couronnement.
Le dessin original du bas rehef « La lapidation de Saint-Etienne, » au crayon noir, figure dans la collection Joliet.
EL d'ArEN
!25. Plafond de la Iîibliotmèque de BERG, (détruit par un incendie).
Une lettre de Sophie Rude du G novembre 182/i nous dit qu'elle travaille pour la Bibliothèque du duc d'Arenberg, et que ses peintures l'occuperont tout l'hiver. Bien qu'elle ne fasse aucune allusion aux ornements du plafond confiés à son mari, les comptes
de la Maison ducale pour i825 nous certifient que les deux cpoux travaillèrent en même temps. Elle peignit, moyennant i5oo francs, trente figures allégoriques sur les glaces des armoires à livres (Droit ancien, Philosophie, Histoire sacrée. Histoire profane. Poésie, Roman, etc.). La plupart de ces sujets ont été conservés, soit dans la Bibliothèque elle-même, soit au château de Héverlé, près Louvain, où elles ornent le cabinet de M. le duc d'Arenberg, qui a eu la rare bonne grâce de les faire photographier pour moi. — On peut, je crois, considérer les quatre dessins de Rude suivants de la collection Joliet comme des compositions-projets en vue de son décor sculpté : un Génie féminin assis, couronné, les seins mis, déroulant un phylactère, (['Histoire); une Femme élevant un rouleau ou volumen de parchemin ; un Amour à genoux entassant des rouleaux dans un cylindre; un autre Amour, une trompette à la main, près d'un chapiteau. Mais qu'en a-t-il exécuté .^ Les Comptes mentionnent simplement qu'il a touché, en i825, 5oo francs « pour une copie en bas-relief, en plâtre, du Zodiaque de Denderah au plafond de la Bibliothèque » (Communication de M. Edouard Laloire, archiviste du Palais d'Arenberg).
1826. Buste de Louis David. (Modèle en plâtre, disparu).
Ce portrait fut entrepris par le maître, après la mort de David, sur le désir de ses héritiers. Mni« Rude en parle ainsi, à la date du 8 mai 1826 : « Rude vient de terminer le buste de M. David, dont il a été chargé par la famille. Les fils lui ont dit que c'était le plus beau portrait qu'on ait fait de leur père. Je crois qu'il l'exécutera en marbre pour la famille David. » L'histoire de ce buste est curieuse. Nous savons qu'après une longue intimité, il y avait eu brouille complète, en 1822, entre les Frémiet, les Rude et le peintre du Couronnement à Notre-Dame. Sophie Rude en touche un mot discret, mais assez vif à Cécile Moyne, le 4 février 1828 : « Je ne t'avais pas parlé de notre rupture avec M. David parce qu'il y a des détails qui ne peuvent s'écrire. » Le 21 décembre de la môme année, elle montre, en passant, que la situation ne s'est pas détendue : <( Lorsque j'ai fait mon tableau d'k-^rnjx, les artistes et presque toutes les personnes qui ne me connaissaient pas pensaient que ce tableau était de M. David... M. David ne venant plus à la maison, on n'a pas manqué de dire que je ne pourrais plus rien faire... n La brouille, motivée par une raison énigmatique, est sérieuse au point de durer jusqu'à la mort de l'intraitable maître, survenue le 29 décembre i825. Ce n'est qu'alors que Rude, cédant à l'entraînement de son admiration et à ses souvenirs, a cru devoir faire une démarche de sympathie auprès de ses enfants. On ne nous dit pas qu'il ait procédé lui-même au moulage de la face, mais il est avéré qu'il a moulé la main droite de l'illustre peintre, et ce seul fait rend au moins vraisemblable l'accomplis-
De Fourcaud. 20
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sèment total par ses soins de la funèbre opération (i). La demande et l'exécution du buste consacrèrent, en quelque sorte, la réconciliation longtemps différée. Le jour de la translation du cercueil de David du caveau d'attente de l'église Sainte-Gudule au tombeau définitif du cimetière de Saint-Josse-ten-Node, le ii octobre 182G, Rude fut considéré et se considéra comme un des élèves de l'exilé et porta l'un des coins du poêle ou drap mortuaire des disciples. (Cf. J.-L. Jules David, op. cit., p. 610). — Le buste dut être, d'abord, coulé en bronze ; l'épreuve originale était, en 1880, la propriété de Jules David lui-même. 11 y eut, ensuite, un exemplaire en marbre, mais, à ce qu'il semble, taillé seulement à Paris, en 1829 ou i83o et dont nous nous occuperons à sa date. C'est celui qui figura au Salon de i83i. Il n'appartint jamais aux héritiers du peintre des Horaces et il est arrivé au Musée par des voies que nous dirons. On ne peut compter comme buste de David fait par Rude à Bruxelles que le modèle en plâtre, perdu depuis la mort du sculpteur, et d'après lequel put être fondu l'exemplaire en bronze, possédé par l'auteur de Louis David, ses œuvres et ses élèves (Voir, plus loin, au § IV : « Œuvres et travaux de Rude à Paris jusqu'à la fin de la Restauration » et au § V « Œuvres et travaux sous Louis- Philippe » ce qui regarde le premier et le second bustes en marbre de Louis David).
Là s'arrête la série des œuvres susceptibles d'être datées à l'aide de documents. Passons, maintenant, l'aperçu des autres, toutes exécutées, du reste, de l'année 1818 au printemps de 1827.