A LA HAYE
MDCCXXXVI (1)
C'est une belle et cérémonieuse dédicace, cette lettre d'une vanité curieuse et qu'il n'est pas indifférent de connaître :
C'est vous faire ma cour. Monsieur, que de vous envoyer les vers que j'ai composés au sujet des tragédies de l'illustre m. de voltaire. La haute estime que vous avez pour les ouvrages d'un homme qui fait tant d'honneur à sa Patrie par ses talents admirables vous rendra peut-être agréable la lecture des faibles essais d'une Muse naissante : heureux s'ils méritoient l'approbation des personnes qui ont le goût aussi délicat que le vôtre ! Il se répand dans le Public depuis quelques semaines, une Epître adressée au brillant auteur d'Alzire : elle commence par ces mois :
Rare génie, ornement de la France.
On me Fa attribuée sans fondement, je n'y ai aucune part. Cela me feroit souhaiter de mettre au jour mes vers tels qu'ils sont, si vous le jugez à propos. Soumis de bon cœur à votre décision, j'attends tout de votre indulgence. Si c'est mon destin d'être imprimé, faites-moi grâce de la prose qui faisoit partie des lettres que j'ai eu l'honneiu" d'écrire au Poète incomparable de notre Siècle. Je finis par ce proverbe : A^e mihi sis Patriius, en vous assurant que je suis dans les sentiments d'une sincère et tendre estime, monsieur,
Votre très humble & très , obéissant serviteur,
BA** d'arnaud de Paris à Paris, ce 20 mars 1736.
(1) B. N. Vf, 8085.
Suivent les « Vers envoyés à M. de Voltaire, le 30 Janvier 1736. » (sic) (1).
0 toi qui de l'amour empruntant le pinceau.
Traces des passions une vive peinture.
Toi qui, conduit par l'art, formé par la nature.
Retires les héros de la nuit du tombeau
Et possèdes si bien l'heureux talent de plaire,
VOLTAIRE qu'Apollon adopta pour son fils.
Daigne accepter l'essai d'une Muse sincère
Dont la vérité fait l'ornement et le prix.
Tandis que tout Paris te donne son suffrage,
Reçois ces vers, reçois mon faible hommage, La raison vainement condamne ses transports ;
Sans écouter d'inutiles caprices Je veux te consacrer mes timides accords. D'une muse au berceau te vouer les prémices. Que vois-je ? La critique abattue à tes pieds Ose encor contre toi lever sa tête altière. Des censeurs odieux les fronts humiliés Cachent leur fol orgueil au sein de la poussière : En vain un escadron d'Aristarques fougueux Te déclare la guerre et t'insulte en tous lieux,
En vain l'envieuse cabale Désaprouve l'honneur qu'ont mérité tes vers.
Parle, et soudain cette fière rivale Confondue à ta voix, rentrera dans ses fers. Milton et le suMime Tasse Dont les écrits presque divins Les placent au-dessus du reste des humains Partagent avec toi leur encens au Parnasse. Que ne puis-je exprimer ces charmes séducteurs Qui t'assurent l'empire et des yeux et des coeurs ?
Quand tu peins, je vois la nature
Brillante de nouveaux attraits.
Quand tu feins l'aimable imposture
De la vérité prends (sic) les traits.
La réponse du 22 janvier fut la plus encourageante du monde :
Le goût que vouis avez pooir la poésie, monsieur, écrivait Voltaire, vous fait regarder avec trop d'indulgence mes faibles ouvrages. Vous ressemblez aux cooiinoiisiseurs en pein/ture qui ne laissent pas de mettre dans leur cabinet des tableaux médiocres en faveur de
(1) Cf. la réponse de Voltaire datée du 22 janvier.
quelques coups de pinceau qui leur auront plu. Les vers que vous
m'avez envoyés sur mes tragédies (1), en me donnant beaucoup
d'estime pour vous, me laissent le regret de mériter si peu vos éloges... (2)
Et ce n'est pas tout. Non content d'avoir récompensé son correspondant de cette agréable prose, Voltaire y avait joint des rimes.
A monsieur d'Arnaud qui lui a adressé des vers très flatteurs
Mon cher enfant, tous les rois sont loués
Lorsque l'on parle à leur personne.
Mais ces éloges qu'on leur donne
Sont trop souvent désavoués.
J'aime peu la louange et je vous la pardonne. Je la chéris en vous puisqu'elle vient du cœur.
Vos vers ne sont pas d'un flatteur ; Vous peignez mes devoirs et me faites connaître Non pas ce que je suis, mais ce que je dois être. Poursuivez et croissez en grâces, en vertus. Si vous me louez moins, je vous louerai bien plus (3).
Un commerce épistolaire ainsi commencé promettait beaucoup pour la carrière d'un adolescent qui incontestablement possédait pour les lettres des dons remarquables ; mais Baculard d'Arnaud n'y vit tout aussitôt qu'un remède commode à sa pénurie coutumière, et dès le mois de mars, ce n'est plus seulement le tribut de son admiration qu'il adresse à Voltaire, il y mêle des demandes d'argent.
Voltaire s'était attaché à lui et ne s'en détourna pas pour le savoir pauvre et d'humeur emprunteuse.
Il était en relations d'amitié avec l'abbé Moussinot, chanoine et trésorier du chapitre de Saint Méry et de plus son trésorier ; il lui écrit le 21 :
...En attendant votre réponse, je vous prie d'envoyer chercher par votre frotteur un jeune homme nommé Baculard d'Arnaud ; c'est un étudiant en philosophie au collège d'Harcourt. Il demeure chez M. Delacroix, rue Mouff"etard, troisième porte cochère (4).
(1) Ceux qui se trouvent dans la brochure, page 7, sur Œdipe, sur Hérode et Martamne, sur Brutiis ; page 8 : sur Zaïre, sur César ; page 9 : sur Alzire.
(2) Amateur d'autog. 1868, p. 20.
(3) Voltaire. Beuchot xiv, 408.
(4) Ses parents habitaient Vincennes.
b SA JEUNESSE
Donnez-lui, je vous en prie, ce petit manuscrit [L'Epître sur la Calomnie] et faites-lui de ma part un petit présent de douze francs. Je vous prie de ne pas négliger cette petite grâce que je vous demande ; ce manuscrit sera négocié à son profit...
La petite grâce demandée de remettre le petit manuscrit et le petit présent ne fut accueillie que d'un petit zèle. L'abbé Moussinot eut le tort de ne s'empresser guère. ^
Une nouvelle lettre lui est expédiée : (1)
...Pour vous punir, mon cher ami, de n'avoir pas envoyé chercher le jeune Baculard d'Arnaud, étudiant en philosophie ; pour vous punir, dis-je, de ne lui avoir pas donné VEpître sur là Calomnie et douze francs, je vous condamne à lui donner un louis d'or et à l'exhorter de ma part à apprendre à écrire, ce qui peut contribuer à sa fortune... J'écris à ce jeune d'Arnaud. Au lieu de vingt-quatre francs, donnez-lui trente livres quand il viendra vous voir. Je vais vite cacheter ma lettre de peur que je n'augmente la somme.
Il fallait obéir, l'abbé s'exécuta. Baculard qui n'allait sans doute pas manquer de négocier le manuscrit, signa bel et bien un reçu des trente livres.
Cet opportun secours le mena jusqu'en septembre où derechef il cria famine. Voltaire n'était point de l'avarice sordide que se plaisaient à lui reprocher ses ennemis, et dix-huit francs tombèrent cette fois dans la poche de Baculard (2) ; puis sur une deuxième requête, le 27 octobre, vingt-quatre francs (3) ; sur une autre encore, dix-huit livres, le 24 novembre (4) ; le tout faisant en neuf mois quatre-vingt-dix francs.
Continuons pour 1737. Voici les comptes :
Sans date : 18 francs (Beuchot lii, 439).
7 novembre : 24 francs (Moland xxxiv, 341).
Décembre : 24 francs (Beuchot lu, 569).
29 décembre : 24 francs (Beuchot, lu, 579).
Total encore : quatre-vingt-dix francs.
(1) VoUalre. Beuchot, i-ii, 289.
(2) Beuchot, lu, 305.
(3) Beuchot, lu, 330.
(4) Moland,. XXXI V, 170. « Souvencz-vous des dix-huit livres pour d'Arnaud, et de ne prêter les trois cents livres que sur de bons billets. » Ce n'est pas à d'Arnaud que furent prêtées les trois cents livres. Les « bons billets » de d'Arnaud n'auraient pas été assez sûrs pour le laisser supposer.
BIOGRAPHIE DE BACULARD d'aRNAUD 1
Ces générosités ainsi répétées à la mesure des besoins, mais ne permettant pas d'abus, c'était bien. S'occuper de trouver une place à un garçon libéré du collège et qui très évidemment perdait son temps à des riens, c'eût été mieux. Voltaire s'en avisa, qui disait : « J'ai lu l'épître de d'Arnaud ; je ne crois pas que cela soit imprimé, ni doive l'être, » et l'abbé Moussinot reçut des instructions à cet effet :
Retenez-ie à dîner chez M. Dubreuil, je payerai les poulardes bien volontiers. Eprouvez son esprit et sa probité afin que j€ puisse le placer (1).
Mais placer d'Arnaud, la tâche était difficile, tant son écriture mauvaise, de vilain aspect et peu lisible le servirait mal ! Et Voltaire, faute de mieux, tâche, de l'employer à son propre service. Il en fait un de ses agents de publicité, si l'on peut dire. Déjà deux ans auparavant, en 1736, les vers de d'Arnaud à sa louange, il les avait imprimés ; au début de l'année 1738, il le charge de composer un avant-propos — préface ou avertissement — qu'il ne voulait pas faire lui-même, auquel il ne fallait pas qu'on sût qu'il eût touché, et qui était nécessaire, pour mettre en tête d'une édition de ses œuvres qu'on allait donner en Hollande.
Il ne luT avait d'ailleurs pas fermé sa bourse. Ce n'eût pas été le moment. Pour faire un bon travail, le pauvre hère souffrait d'un trop fâcheux état de fortune.
Voltaire y veillait.
Puisque d'Arniaud est dans un si grand besoin, donnez-lui encore un louis d'or.
Ceci est du 20 janvier 1738. (2)
Mais cet attachement « qui était mieux que de la pitié » (3), ne laissait pas que de permettre la possibilité de quelque aigreur. Toute patience se lasse. Au 27 mars, Voltaire se plaint, se fait grondeur :
Le d'Arnaud avait promis d'apprendre à écrire. S'il avait une bonne écriture, je l'aurais placé. C'est un sot. Dites-lui cette vérité pour son bien (4).
(1) Moland, xxxiv, 336.
(2) Moland, ibid. 392.
(3) Monselet, op. cit. t. ii. p. 159.
(4) Moland, xxxiv, 497,
Et encore, au 17 juin, quand, des mois passant et des semaines, la préface dont il s'agit sembla devoir avant peu se terminer et qu'il en songea à récompenser l'auteur :
A l'égard de d'Arnaud, voulez-vous bien avoir la bonté de lui donner cinquante livres quand il aura fait la préface en question, que vous m'enverrez ? C'est, je crois, un bon garçon, je l'aurais pris avec moi s'il avait su écrire.
Toujours ce même reproche. Allez donc faire un secrétaire d'un homme qui griffonne indignement ! Cependant juillet voit, la fin de l'œuvre. Elle est achevée, cette préface. En est-on satisfait ? Pas trop.
Voudriez-vous, mon cher abbé, écrire au grand d'Arnaud de rendre son avertissement quatre fois plus court et plus simple, d'en retrancher les louanges que je ne mérite pas et de laisser dans le seul carré de papier qui contiendra cet avertissement une marge pour les corrections que je ferai ?
Mais tout s'arrange : l'un a raccourci, simplifié, retranché, et l'autre corrigé et accommodé à son aise, à son goût. Voltaire envoie à d'Arnaud une lettre qu'il n'a qu'à signer, lettre ainsi formulée :
A MM. Westein et Smith, libraires à Amsterdam.
Ayant appris, Messieurs, qu'on fait en Hollande une très belle édition des Œuvres de M. de Voltaire, je vous envoie cet Avertissement pour être mis à la tête ; je l'ai communiqué à M. de Voltaire qui en est content. Je ne doute pas que d'aussi fameux- libraires que vous n'aient part à cette éd|tion qu'on attend avec la dernière impatience.
Baculard aurait bientôt lieu de rendre d'autres services à Voltaire qui s'en doutait et dont la générosité ne se ralentit pas :
Décembre 1738 :
Si d'Arnaud est sage, il aura les petits secours dont je favorisais des ingrats. Quand il emprunte trois livres, il faut lui en donner douze, l'accoutumer insensiblement au travail, et, s'il se peut, à bien écrire. Recommandez-lui ce point ; c'est le premier échelon, je ne dis pas de la fortune, mais d'un état où l'on puisse ne pas mourir de faim (1).
(1) Beuchot, un, 354.
Remarquez le changement de ton. Ce n'est plus la note des lettres précédentes sur d'Arnaud. Mais les envois d'argent continuent :
Le 2 janvier 1739, vingt-quatre francs (1).
C'est qu'à ce moment venait de paraître le libelle de l'abbé Desfontaines, La Voltairomanie, dont il fallait obtenir justice. De là des courses, des rendez-vous, mille embarras auxquels l'abbé Moussinot, tout dévoué qu'il fût, n'aurait pu suffire.
Voyez, lui écrit Voltaire, si vous avez quelqu'un qui puisse se charger de faire toutes ces commissions au lieu de vous. Vous lui donnerez vos ordres, vous le payerez bien et presserez le succès de ses démarches... Vous pouvez adroitement faire venir d'Arnaud dans ces circonstances, le loger et le nourrir quelque temps, et le faire servir non seulement à courir partout, mais à écrire ; cela doit partir de vous même ; un mot de lettre à Vincennes sur le champ fera tout (2).
Les choses n'allèrent pas tout de suite avec d'Arnaud. C'est le chevalier de Mouhy qui fut employé, et payé en proportion de ses peines.
J'aiurais mieux aimé mon d'Arnaud, confesse Voltaire ; mais il n'a pas voulu seulement apprendre à former ses lettres, donnez lui vingt-quatre livres ou dix écus et nos ama.
D'Arnaud dut trouver quand même un moyen de se rendre utile. A preuve que, le 10 janvier, l'ordre avait été transmis de lui envoyer par un exprès un louis d'or à Vincennes, s'il n'était pas à Paris ; que le 25 février, il lui est adressé un louis d'or et une lettre et le 7 mars vingt-quatre ou trente livres (3), et quand l'abbé Desfontaines a désavoué son libelle, qu'on a lu ou lira ce désaveu dans les papiers publics et que l'affaire est finie, voici, toujours du même, le 20 avril « un petit mot pour d'Arnaud à qui je vous prie de donner un louis d'or » (4) et le 9 juillet encore vingt livres à d'Arnaud et conseils de sagesse (5).
(1) Beuchcrt, ibid. 381.
(2) 3 Janvier 1739. Moland xxxv,
(3) Moland, xxxv, 18$ et 202.
(4) Moland, xxxv, 258.
(5) Moland, ibid. 302.
10 l'amitié de voltaire
Ils avaient leur raison d'être, les conseils de sagesse. Voltaire en elïet, quelques ennuis et tracas de toute sorte que lui eussent causés les calomnies de l'abbé Dësfontaines, n'avait pas oublié qu'il voulait placer d'Arnaud, et, au plus fort de sa querelle, il manœuvrait en conséquence, s'adressait de Cirey à Helvétius. La lettre est du 28 janvier 1739.
Permettez-moi de recomniander à vos bontés un jeune homme de bonne famille, d'une grande espérance, très bien né, capable d'attachement et de la plus tendre reconnaissance, qui est plein d'ardeur pour la poésie et pour les sciences, et à qui il ne manque peut-être que de vous connaître pour être heureux... II se nomme d'Arnaud. Beaucoup de mérite et de malheur font sa recommandation auprès d'un cœur comme le vôtre. Si vous pouviez lui procurer quelque petite place, soit par vous, soit par M. de la Popelinière, vous le mettriez en état de cultiver ses talents et vous rempliriez votre vocation qui est de faire du bien (1).
Helvétius répondit à la confiance de Voltaire qui l'en remercia « et tendrement » (2), lui recommandant à nouveau le jeune homme « comme son fils » et disant de lui : « Il a du mérite, il est pauvre et vertueux. »
En quelle qualité Helvétius se l'était attaché, on ne sait trop. Ce qui est certain, c'est qu'il l'avait pris avec lui et qu'il l'avait encore au mois d'avril, où s'ébauchaient de riants projets de voyage. On ferait à deux les tournées du fermier . général, on formait d'autres complots. Voltaire était au courant, et y donnait la main :
Ce grand garçon d'Arnaud veut vous suivre dans vos royaumes de Champagne, il veut venir à Cirey. J'en ai demandé la permission à madame la Marquise, elle le veut bien ; présenté par vous, il ne peut être que le bienvenu. Je serai charmé qu'il s'attache à vous, je serais le plus trompé du monde, s'il n'est né avec du génie et des mœurs aimables. Vous êtes un enfant bien charmant de cultiver les lettres à votre âge avec tant d'ardeur et d'encourager encore les autres. On ne peut trop vous aimer, amenez donc ce grand garçon (3).
Tout va donc aussi bien que possible. D'Arnaud est sauvé. On attend à Cirey les deux visiteurs... Que s'était-il passé ? Un seul arrive, d'Arnaud, sur un cheval de louage.
(1) Beuchot, LUI, 445.
(2) 25 février 1739. Beuchot, lui, 497.
(3) Beuchot, un, 543.
BIOGRAPHIE DE BACULARD d'ARNAUD 11
Vous devinez ce que Voltaire pensa de l'équipée.
Il a fort mal fait de venir ici de sa tête, chez une dame aussi respectable dont il n'a pas l'honneur d'être connu, mais, ajoute-t-il, il faut pardonner une imprudence attachée à sa jeunesse et à son peu d'éducation (1).
Et le pardon donnait des conseils de sagesse. Ils pouvaient servir.
Si, comme on est porté à le croire, Baculard se sépara si tôt d'Helvétius, il en avait très vite pourtant et puissamment ressenti l'influence, et c'est à cette influence qu'il obéit, quand il décida de reprendre et d'achever sa vieille tragédie d'écolier, Colignî, admirable motif à déclamations contre les prêtres. Au collège, tout plein de la Benriade, il avait été séduit par l'idée d'en mettre le second chant au théâtre. La Henriade était restée son livre de chevet. Voltaire lui en avait donné deux exemplaires brochés et un relié. Les entretiens d'Helvétius achevèrent de l'entraîner dans une fureur d'enthousiasme dont ses vingt ans se trouvaient à merveille.
Le travail ne languit pas, et au début de 1740, vers la fin de mars, la tragédie était imprimée et exposée en vente, ornée d'un sous-titre et d'une épigraphe' comme suit :