‹ François-Thomas de Baculard D'ArnaudChapitre 8 sur 63 · XVI • PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI • PRÉFACE

savoir, nous aurions voulu le garder quelques jouts de plus. Mais ce fut en vain. Nous retrouvions là notre Bertran, toujours le même, d'une conscience inflexible : il se refusait à manquer un seul cours qui pût lui être utile. Durant ce peu de temps passé avec nous, il nous lut sa leçon sur l'Ode vi du Premier Livre ; il y avait intercalé quelques vers de Ronsard ; il apprit à les dire, et il les disait merveilleusement bien, avec le rythme musical qui leur donne tant de saveur.. Il était ravi de sa vie à Paris ; il adorait ses professeurs. Il ne fit aucune allusion à cette épidémie de grippe, dont il ignorait d'ailleurs la violence, malheureusement, et le caractère meurtrier. Il avait encore grandi. Sa figure devenait plus longue, moins enfantine, plus mâle. C'est tout à fait tranquilles que nous le laissâmes repartir. Nous ne devions pas le revoir vivant !

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