‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 146 sur 305 · VI · texte numérisé non relu

VI

70 LA SAIVAGE APPRIVOISÉE.

conduis-le à la chambre de rivrogne , — appelle-le 1»dame et témoigne-lui le plus profond respect. — Dis4oifc ma part que, s'il veut gagner ma laveur, — il prenne te nobles manières — qu'il a observées chez les grandes dames

— dans leurs rapports avec leurs maris ; — qu'il ait atec l'ivrogne ces façons obséquieuses , — et que, d'une loix douce, avec une humble révérence, — il lui dise:«Ooe daigne ordonner Votre Seigneurie? — En quoi votre dame, votre obéissante femme, — peut-elle vous montrer son zèle et vous prouver son amour? » -^ Et qu'alors, avee de imdres embrassades et des baisers tentateurs, —la tète inclinée sur le sein de Vépoux, — il verse des pleurs de joie - en voyant le retour à la santé de son noble seigneur - qui, pendant deux fois sept années, s"est âguré — n'ôlre qu'un misérable et immonde mendiant. — Si mon page n'a pas ce don tout féminin — de faire pleuvoir à volonté une averse de larmes, - un oignon en fera la farce, —et, soigneusement enveloppé dans un mouchoir, — lui donnera, en dépit de lui-môme, un regard larmoyant. — Fais exécuter cela avec toute la promptitude possible ; —tout à l'heure Je te don^ nerai de nouvelles instructions.

Le valet sort

— Je sais que mon da moiseau usurpera à merveille la grioi)

— la voix, le port et le geste d'une femme de qualité. -D me tarde de l'entendre appeler l'ivrogne son époux, - ^ de voir comment mes gens se retiendront de rireen rendant hommage à ce simple rustre. — Je vais rentrer pour leur faire la leçon : peut-être ma présence suffira pour comprimer Texplosion de leur gaieté - P menace de dépasser les bornes.

Toas sortenU

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