LT
— Depuis qninie ans l Ha foi, c'ect nn Joli sonmii*- Et je n*ai rien dit pendant font œ tenqps-là?
nnom taiit»
-- Ob ! »t milord ; mais seulement des paraks ettniigantes. — Quoique tous fussiez couché ici dans celte bdb chambre, — vous prétendiez qu*oo vous avait flanqué à k porte, — et vous déblatériez contre Vbôtesse du Ueoi -* et vous disiez que vous la citeriez en justice — pour wos avoir apporté des cruches de grès au lieu de bouteilles ochetées. — Quelquefois vous appeliez Cécile Hacket.
SLY
— Oui, la servante du cabaret.
TROISIÈSfE VALET.
— Eh bien, seigneur, vous ne connaissez ni cabaret niic^ 1 vante, — ni tous ces hommes que vous nommiez, '- oomâi ^ Slephen Sly et le vieux John Naps de Graisseï — et P* Turf, et Henri Pimprenello, — et une vingtaine d'autres individus de cet acabit — qui n*OQt jamais existé et que pi^ sonne n*a jamais vus.
loiNB n. 76
SLY
— Safio, Dieu soit loué de mon rétablissement!
TOUS
— Amen !
SLT, k un valet.
-L ^6 te remercie; tu n*y perdras rieù.
latre le Page, habillé comme ûtté ftStùme de qualité, avec sa saite.
U PAGE^ à Sl7<
«-* Comment se porte mon noble lord?
SLYft
— GorUeu, fort bien ; car on fait ici assez bonne chère. — Où est ma femme?
LE PAGE
— La Toici, noble lord. Que yeux-tu d'elle?
SLY
- Vous êtes ma femme et vous ne m'appelez pas votre mari ! — C'est bon pour mes gens de m'appeler milord ; je sois votre bon homme.
L£ PAGE
- Mon mari et milord, milord et mon mari ; — je suis 'votre femme en toute obéissance.
SLY
- ïe saiÈ cela... Comment faut-il cjue je l'éppelle?
LE LORD
Madame.
SLY
^ iliw tniidàme ou Jeàtineton madame ?
LE LORO
- Madame tôUt (Souri ; e*est eittsl que les lonls appellent Ws ladies.
6LY, èd page.
« Madame tna femme, on dit que j'ai rêvé et dormi - P^iidant plus de quinze ans.
76 u sunTAfli APPinrontr
U PAfil.
— Oui, et ces quinie ans m'en ont teaùM trente, ajant été tout œ temps ékMgnée de votre Ut.
SLT.
~ C'est beanooap... Laquais, laiaseHiioî seul iveceDe...
- Madame^ dëshabiUeK-Toas et Tenes vite ao lit
u PiGI.
— Trois ftus DoUe lord, je wos conjure — dem'eieQsv encore pour une nuit ou deux» — ou» du moins, jusqula que le soleil soit coodië ; —car vos médecins m*oat eip» sèment recommandé, — sous peine de tous causer nneiichute, — de m'absenter encore de fotre lit — J'eqièreqM ce motif me serrira d'excuse. —
SLT.
La situation est tdle que f aurai grand'pane à attendreâ longtemps. Maïs je ne voudrais pas non plus r^Mnberte mes rêves; j'attendrai donc, en d^iit de la chair et da sens.
Entre do Valet.
LE VALET
— Les comédiens de Votre Honneur, ayant appris lobi rétablissement» — sont venus pour jouer devant vous uni charmante comédie. — d'après le conseil formel de Tosmé* decins. — Voyant que Teicès de la tristesse a congelé wlii sang. — et comme la mélancolie est la nourrice de la frénésie,
- ils trouvent bon que vous assistiez à une représentation,
- pour disf»oser votre esprit A la gaieté et A la joie - qo préviennent mille maux et prolongent la vie.
SLY
Corbleu, je veux bien. Qu'ils jouent! Une comédie, c est des farces de Noél ou des tours de saltimbanque, n'est-iS pas!