‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 156 sur 305 · SCÈNE U · texte numérisé non relu

SCÈNE U

imo et LucSNTIO reviennent sar le devant de la scène.

TRANIO

De grâce, dites-moi, monsieur, est-il possible - que [ir prenne brusquement un tel empire ?

LUCENTIO

)Tranio, avant d'en avoir fait moi-même l'expérience, l'aurais jamais cru cela possible ni même probable. — ois ! tandis que j'étais là à regarder nonchalamment, i dans ma nonchalance subi Tinfluence de l'amour, — inteoant, je te l'avoue en toute franchise, —à toi, mon ent, qui m'es aussi cher — que Tétait Anna à la reine Ihage, — Tranio, je brûle, je languis, je dépéris, Tra- - si je n'obtiens pas cette modeste jeune fille. —Conmoi. Tranio, car je sais que tu le peux; — assiste- Tranio, car je sais que tu le veux.

TRANIO

laltre, il n'est plus temps de vous gronder; — ce n'est ir les reproches qu'une affection est bannie du cœur ; 'amour vous a atteint, vous n'avez plus qu'une res- I : redime te captum quam qtieas minimo.

LL'CENTIO.

Srand merci , mon garçon ; poursuis ; ce que tu dis isfait déjà ; — il ne me reste plus, pour être consolé, Doater tes conseils.

TRANIO

ialtre, vous regardiez si tendrement cette jeune fille, ) TOUS n'avez peut-être pas remarqué la chose essen-

LUCENTIO

Kl ! si fait ! j'ai vu sur son visage une beauté suave ime celle de cette fille d'Agenor — qui réduisit le lopiter à s'humilier devant elle — et à baiser de ses : le rivage de Crète.

LA SACVA6K iPMIVOlSSK.

TRAMO.

— Vous n'avez rien vu de plus ? Vous n'avez pas moqué comme sa sœur — s'est mise à grogner! Elle a sooM une telle tempête — que des oreilles humaines poofùenti peine en supporter le vacarme !

LUCEMTIO.

— Tranio, j'ai vu remuer ses lèvres de ooraQi; - el parfumait Tair de son haleine; — tout ce que j'ai loi elle était céleste et ineffable !

TRANIO

— Allons, il est temps de le tirer de son extase, vous en prie, réveillez-vous, monsieur ; si vous aimez jeune fille, — appliquez vos pensées et votre esprit è conquérir. Voici la situation : — sa sœur atnée est sii et si acariâtre — que, jusqu'à ce que son père se soit barrasse d'elle, - votre amour doit se résigner, mattnb^ vivre vierge dans la réclusion ; — jusque-là, le père la cadette, — afin de la soustraire aux importunitésdesj pirants.

LUCENTIO

— Ah ! Tranio, quel père cruel ! — Mais n'as-tu pas marqué qu'il s'occupe — de lui obtenir des maîtres pour l'instruire ?

TRiMO.

— Oui, pardieu, monsieur; et maintenant le pland] trouvé.

LUGLNTIO.

— Je le tiens, Tranio.

TRLMO.

Maître, je jurerais — que nos deux idées s'accordenKj se confondent en une.

LUCENTIO

— Dis-moi d'abord la tienne.

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