SCÈNE V
Vtttueose des femmes. — Dtnez avec mon beau -père, bmiui à ma santé, — car il faut que je parte. Adieu, vous
TRANIO
— Laissez -nous vous supplier de rester jusqu'après
PETRUcmo.
— Cesl impossible.
GREMIO
- Laiaaei-moi tous supplier !
PETRUCHIO
— C'est impossible.
^ Je vons en supplie.
k PETRUCHIO.
— J'en sois fort aise.
GATHARINA.
Fort aise de rester?
PETRUCHIO
— Je suis fort aise que vous me suppliiez de rester, — ■i féaola à ne pas rester, quand vous me supplieriez de
iros forces.
GATHARINA.
Ï— Toyons! si vous m'aimez, restez.
PETRUCHIO
Gromîo ! mes chevaux ! —
GRUMIO
Oui, monsieur, ils sont prêts, Tavoine a mangé les cbe-
CATHARINA
— Eh bien, - faites comme vous voudrez; moi, je ne
Ëai pas aujourd'hui, — non ! ni demain, ni avant que me plaise. — La porte est ouverte, monsieur, voici diemio ; — vous pouvez trottiner, tant que vos bottes VI. 9
134 LÀ SÂI)Vâ6E iPPRlVOlSÈB.
ne sont pas trop tnûres. — Quant à moi, je ne pafttnl qœ quand cela me plaira. — Il paratt que vous feîet un ffitfi joliment maussade, — puisque déjà vous y allez si rondement.
PKTRUGBK^.
— Oh ! calme-toi, Cateau ; je t'en prie, ne te fiche pas.
GiTHARINA.
— Je veux me fâcher. . . Qu'est-ce que tu as donc à faire? - Soyez calme, mon père ; il restera tint <|iie je voudrai.
GREMIO, è Baptiste, montrant P«iraebl«.
— Oui, pardieu : il commence à se rendre.
CâTHARINA.
— Messieurs, en avant pour le dîner de noces ! - Je vois qu'une femme risque d'être bernée, ^ tà elle n'a pas le cœur de résister.
PETRUCfflO.
— Ces messieurs iront dtner, Catherine, comme tu le leur commandes... — Obéisses à la mariée, tous toos qui lui faites cortège ; ~ allez au banquet, mettes-tous en liesse et faites bombance, — buvez à plein bord à sa virginité) ** soyez gais jusqu'à la folie. •• ou allez à tous les diables; mais quant à Cateau, ma mie, elle va partir avec moi.
À Gatharina.
— Allons, n'ayez pas l'air grognon, ne trépignes pw, ne vous effarez pas, ne vous irritez pas ; — je veux être maître de oe qui m'appartient. — Gatharina est mon bien, ma chose; elle est ma maison, — mon mobilier, idoa champ, ma grange, — mon cheval, mon bœuf, mon âne, mon tout.
Il met répé« à la maiB.
La voilà ; y louche qui l'ose ! — Je mettrai à la raison li plus hardi - qui dans Padoue me barre le passage... Gro*