‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 173 sur 305 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Vtttueose des femmes. — Dtnez avec mon beau -père, bmiui à ma santé, — car il faut que je parte. Adieu, vous

TRANIO

— Laissez -nous vous supplier de rester jusqu'après

PETRUcmo.

— Cesl impossible.

GREMIO

- Laiaaei-moi tous supplier !

PETRUCHIO

— C'est impossible.

^ Je vons en supplie.

k PETRUCHIO.

— J'en sois fort aise.

GATHARINA.

Fort aise de rester?

PETRUCHIO

— Je suis fort aise que vous me suppliiez de rester, — ■i féaola à ne pas rester, quand vous me supplieriez de

iros forces.

GATHARINA.

Ï— Toyons! si vous m'aimez, restez.

PETRUCHIO

Gromîo ! mes chevaux ! —

GRUMIO

Oui, monsieur, ils sont prêts, Tavoine a mangé les cbe-

CATHARINA

— Eh bien, - faites comme vous voudrez; moi, je ne

Ëai pas aujourd'hui, — non ! ni demain, ni avant que me plaise. — La porte est ouverte, monsieur, voici diemio ; — vous pouvez trottiner, tant que vos bottes VI. 9

134 LÀ SÂI)Vâ6E iPPRlVOlSÈB.

ne sont pas trop tnûres. — Quant à moi, je ne pafttnl qœ quand cela me plaira. — Il paratt que vous feîet un ffitfi joliment maussade, — puisque déjà vous y allez si rondement.

PKTRUGBK^.

— Oh ! calme-toi, Cateau ; je t'en prie, ne te fiche pas.

GiTHARINA.

— Je veux me fâcher. . . Qu'est-ce que tu as donc à faire? - Soyez calme, mon père ; il restera tint <|iie je voudrai.

GREMIO, è Baptiste, montrant P«iraebl«.

— Oui, pardieu : il commence à se rendre.

CâTHARINA.

— Messieurs, en avant pour le dîner de noces ! - Je vois qu'une femme risque d'être bernée, ^ tà elle n'a pas le cœur de résister.

PETRUCfflO.

— Ces messieurs iront dtner, Catherine, comme tu le leur commandes... — Obéisses à la mariée, tous toos qui lui faites cortège ; ~ allez au banquet, mettes-tous en liesse et faites bombance, — buvez à plein bord à sa virginité) ** soyez gais jusqu'à la folie. •• ou allez à tous les diables; mais quant à Cateau, ma mie, elle va partir avec moi.

À Gatharina.

— Allons, n'ayez pas l'air grognon, ne trépignes pw, ne vous effarez pas, ne vous irritez pas ; — je veux être maître de oe qui m'appartient. — Gatharina est mon bien, ma chose; elle est ma maison, — mon mobilier, idoa champ, ma grange, — mon cheval, mon bœuf, mon âne, mon tout.

Il met répé« à la maiB.

La voilà ; y louche qui l'ose ! — Je mettrai à la raison li plus hardi - qui dans Padoue me barre le passage... Gro*

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