‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 172 sur 305 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Boneillant, Minola, — et ce précieux musicien, l'amoureux Eieio, — tout cela au proBt de mon maître Lucentio.

RenU'e Gremio*

- Sigûor Gremio» venez-vous de Téglise ?

GHEMIO.

-Oui, et d'aussi bon cœur que je suis jamais revenu do ■école.

TRANIO

'^ Le marié et la mariée s'en reviennent-ils ?

GREMIO

- Le marié, dites-vous? C'est plutôt un palefrenier, - «I palefrenier fort brutal ; la pauvre fille ne le verra que 4Mp.

*■* TRAÎflO.

-Est-il plus intraitable quelle ? Ah, c'est impossible. -

GREMIO

- Loi ! c*est nn diable, un diable, un vrai démon.

TRAXIO.

- Eh bien, elle, c'est une diablesse, une diablesse. In du diable !

GREMIO

-Bah! elle n'est qu'un agneau, une colombe, une à edté de lui. — Je vais vous dire, messire Lucentio. tend te prêtre — lui a demandé s'il voulait Catharina pour femme : — Ouiy sacredieu ! s'esl-il écrié avec une telle imliécation — que, tout ébahi, le prêtre a laissé tomber son tue ; — puis, oomme il se baissait pour le ramasser, - ce bo furieux d'époux lui a porté un tel horion — que prêtre <;t limt U^re et prêtre sont tombés par terre. — A présent, 1441 iQOutéi leê ramaue qui voudra !

TRAKIO.

^ El qa'a dit la pauvrette quand le prêtre s'est ri0«éT

Mî u siovàos APnifonÉi.

— Elle tremblait, elle frïssomiait, tandis que l'iolrefaipait du pied et pestait — oomme si le vicaire afiit loolili berner. — Enfin, après plusieurs cérémonies, •<- Q a demutf le vin : A wtre $anti ! s'est-il écrié, comme — s'Q anitttj à bord buvant à ses camarades — après nne tempAla. muscat avalé, — il a jeté le fond de la coope à la boe sacristain, — disant pour toute raison, — que la bubei bonhomme poussait rare et aflGunée — et semblait loi mander son reste tandis qu'il buvait. — Geb lait, ila la mariée par le cou — et lui a appliqué sur les lènv baiser si bruyant ~ que toute l'élise loi a fait éeho. -| Moi, voyant cela, je me suis enfui de honte ; — et je que toute la procession arrive derrière moi. — Jamw n'a vu mariage si extravagant. — ÉcooteoE! j'entandi ji les ménestrds.

Mutique. Airifenl PiTRCcmo, GàTBAUKâ, BUHCA, EàFnRài l*|

msio» Gainno et loot lat tettoét.

PETRUCHIO

— Messieurs et amis, je vous remercie pour vos peiosi

— je sais que vous comptiez dtner aujourd'hui atec moi, et que vous aviez préparé un copieux repas de noces; mais malheureusement des affaires pressantes m'appelM loin d'ici» — et je dois en conséquence prendre OMigéà vous.

BAFTISTÀ.

— Est-il possible que vous veuilliez partir ce soir?

PETRUGHIO.

— Je dois partir aujourd'hui, avant que le soir vienoe;

— n'en soyez pas étonnés ; si vous connaissiez mes raisoai

— vous me prieriez plutôt de partir que de rester, -le remercie toute l'honnête compagnie — qui a été témoia éè mon union — avec la plus patiente, la plus douce et la pl>

Page 1