‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 233 sur 305 · SCÈNE IlV · texte numérisé non relu

SCÈNE IlV

iomme un drôle» c'est que votre inclination pour lui est irémédiable. Le voici.

Entre Paroles PBSmKR SHGNEURv bas à Bertrand.

Oh ! pour Tamour du rire, ne vous opposez pas è son plaisant dessein; qu'à tout prix il aille chercher son tam-

txmr*

BOtTRAND, à Paroles.

Eh bien, monsieur, ce tambour vous tient cruellement an eœur?

DEUXIÈME SEIGNEUR

N'y pensez plus, que diable ! ce n'est qu'un tambour.

PAROLES

Qu'on tambour! ce n'est qu'un tambour! on tambour tinaî perdu!.. Aussi bien, quelle manœuvre excellente! Cluiiger avec notre cavalerie sur nos propres ailes et enfoncer Doe propres troupes!

DEUXIÈME SEIGNEUR

Le général qui commandait n'est point à blâmer pour cela : c'est un de ces désastres de guerre que César luiifliènia n'aurait pu prévenir, s'il avait eu le commandemmL

BERTRAND

Allons! nous n'avons pas trop à nous plaindre de notre suecis. La perte de ce tambour n'a pas été à notre honneur, é'eel Trai ; mais il est impossible de le ravoir.

On aurait pu le ravoir.

BERTRAND

On l'aurait pu, mais on ne le peut plus.

PAROLES

On le peut encore ; s'il n'était pas vrai que le mérite des VI. 17

26? TOUT EST BlEK OLi UNIT BIBU.

actes d'éclat est rarement attribué à leur Téritable auteur, je reprendrais ce tambour, lui ou un autre, ou j'y trouTerais mon hicjacet.

BERTRAND

Eh bien, si vous enaves le corar, monsMor, si vous croyez par quelque mystérieux stratagème pouvoir remettre à sa plaee naturelle cet instrument d'honneur, faites-en rnagm^ nimement l'entreprise, et en avant! j'honorerai cette ieDt^ tive comme un noble exploit. Si vous réussissez, le duc eo pariera et récompensera, d'une manière digne de loi, jusqu'à la dernière syllabe de votre valeur.

PiROUS.

Par le bras d'tin scddat, j'entreprendrai la chose.

bxrtrâhd.

Mais vous n'avez pas le temps de vous endormir.

PAROLES

Je serai à^'œuvre dès ce soir : je vais pour le moment supputer mes moyens d'action, m'encourager dans ma c»* titude et faire mes préparatifs de mort. Vers minuit, attendez-vous à aivoir de mes nouvelles.

BERTRAND

Puis-je hardiment informer Sa GrAœ de votre expédilioD!

J'rgnore quel en sera le succès, monseigneur, mais je m'engage à la tenter.

BERTRAND

Je sais que tu es un vaillant ; et je réponds pour toi de l'efficacité de ta bravoure. Au revoir.

PAROLES

Je n'aime pas l'excès de paroles.

H sort PREMIER SEIGNEUR.

Pas plus qu'un poisson n'aime l'eau. N'est-ce pas-là, monseigneur, un étrange gaillard? Se chargea atèc tant dassa-

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