SCÈNE XIV
rance d'une entreprise qu'il sait ne pouvoir exécuter, et se condamnera faire une chose, quand il aimerait mieux être damné que de la faire !
DKuxiÈia sncrauR.
Vous ne le connaissez pas, monseigneur, comme nous
tiscoimaiasons; il est certain qu'il saura se faufiler dans la Anrwir d'un homme et, pour une semaine, échapper à main- ^ ta lév^tions, mais» dès que vous l'aurez découvert, vous h tiendrez pour toujours.
^ BERTRAND
Rah ! vous croyez qu'il ne fera rien de ce qu'il a si sérieusement promis ?
PREMIER SEIGNEUR
Rien du tout ; il reviendra avec quelque invention et il
^ vous flanquera deux ou trois mensonges vraisemblables.
^ Hais nous avons mis l'animal aux abois, et ce soir vous
' ^wrez sa chute ; car, en vérité, il ne mérite pas l'estime de
▼irtre Seigneurie.
DEUXIÈME SEIGNEUR
Nous allons nous amuser du renard, avant de le dénuder.
jBi a déjà été roussi par le vieux seigneur Lafeu ; quand il
^Ifera dépouillé de sa peau d'emprunt, vous me direz à quel
"^ ^dperlan vous avez affaire. Voilà ce que vous verrez cette nuit
'/ ;iBième.
** PREMIER SEIGNEUR
n faut que j'aille préparer mes pièges : il sera pris.
BERTRAND
Quant à votre frère, il va venir avec moi.
PREMIER SEIGNEUR
Comme il plaira à Votre Seigneurie ; je vous laisse.
Il sort.
BERTRAND
^ IbDDtenant je vais vous conduire dans la maison, et '^MMis montrer— la fille dont je vous ai parlé.
264 TOUT EST BIKN QOl FLIIT BIEN.
DEUXIÈME SEIGNEUR
Mais VOUS dîtes qu'elle est bonnôle.
— C'est là son seul défaut. Je ne lui ai parlé qu'une fois, — et je l'ai trouvée merveilleusement froide ; je lui ai envoyé, — par ce m6me fat dont nous suivons la piste, - des présents et des lettres qu'elle m'a renvoyés ; — et c'est U tout ce que j'ai fait jusqu'ici. C'est une jolie créature. - Voulez- vous venir la voir?
DEUXIÈME SEIGNEUR
Très-volontiers, monseigneur.
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