‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 261 sur 305 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

[Une aotre partie du parc. Devant le logis de don Àrmado.] Entrent Armado et Phalène, son page.

ARMADO.

Page» quel signe est-ce, quand un homme à l'flme vraiment grande devient mélancolique ?

PHALÈNE

C'est un grand signe, monsieur» qu'il aura l'air triste.

ARKADO.

Mais la tristesse et la mélancolie sont une seule et même chose, cher marmouset.

330 PEINES D^AMOVR PERDUES.

.PHiUtNE.

Iton ! noa I raoQ Dieu ! Seigneur, non.

ARMADO.

Comment peux-tu sépare]: la tristesse de la mélancolie,

PHALÈNE

' P;ir une démonstration familière de leurs effets , mon raide ci-devant.

ARMADO.

Pourquoi raide ci-devant? pourquoi raide ci-devant?

ppiÈlfE, Pourquoi tendra jouvenceau? pour(poi te^drei jouvenceau?

4KMAPP- J'ai clit « tendre jouvenceau, r> parce que telle est Tépi-

thète congrue qui sied à tes jeunes jours que nous pouvons

àpp^ler tendres.

PHALÈNE

Et moi, ce raide cî-devant, » pafce que tel est le titre qui convj^nl à yptre âge antique que nous pouvons qualifier de raide.

AEMADO.

Joli et à propos !

PHALÈNE

Qu'entendez-vous par là, monsieur? Est-ce moi qui suis joli et ma répartie à propos? Ou moi qui suis à propos, et ma répartie jolie ?

ARMADO.

Tu es joli, parce que tu n'es pas grand.

PHALÈNE

Je ne suis pas grandement joli, pqisque je ne suis pas grand. Mais pourquoi à propos?

ARMADO.

Parce que tu es vif.

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