‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 274 sur 305 · SCENE Vi · texte numérisé non relu

SCENE Vi

[Uoe «nia d« parc] Ealre BiftoN, DS pipier i U i

BIRÛK.

Le roi relanoe le -f, et moi je me (ais ta chasse à tnème. Ils preDDem m béte au ûlet ; moi, je me prend glu. une gl p I, qui poisse ! Fi ! rhorreur î...

Trdae, t \ " Aiosi disait ce fou de tantôt ; et

jedis, moi, .uu -uis... Bien raisonné, mou esu

Parleciel, l'amoures aussi forcené qu'Ajas : il tue, M lui, les moulons; il lae tue, moi, un mouton ! Voil coro un beau raisonnemenl à mon eicuseV.. Non, veui pas aimer : si j'aime, je veux être pendu ; décidéi Je ne veux pas. Oh ! mais cet œil noir !... par là loi d'en haut, n'était son œil, n'étaient ses deux yeux, l'aimerais pas. Par le ciel, je ne fais que medémeatin donner le démenti par la got^... Par le ciel, j'aime, l'amour qui m'a appris à rimer et i Aire bélancoliqa voici un échantillon de ma rime et de ma m^aocolil surplus, elle a déjà un de mes sonnets : le fou l'a enra] rustre l'a porté et la dame l'a reçu : fou achevé ! r achevé ! dame plus achevéel... Par l'univers, je ne i soucierais pas plus que d'une épingle, si les trots a étaient pris comme moi... En Toici un qui arrive uop i ta main. Dieu lui accorda ainsi qu'à moi la grio gémir!

Il (triiBp« dam ao wbf«.

SGÉNB VI. 375

Entre le Roi» un papier à U main.

US ROI

Hélas !

BIRON, à part.

ToQobé, par le ciel!... Poursuis, dierCupido! tu l'as frappé de ta flèche à moineau sous la mamelle gauohe !... Bon ! des secrets !

LE ROI y lisant.

Le soleil d*or ne donne pas an baiser aussi doux À la rose encore humide des pleurs de la fratche aurore Que ton regard, quand il darde ses frais rayons Sur mes joues que la nuit inonde de rosée.

La lutte d'argent ne brille pas à beaucoup pràs A travers le sein transparent de Tonde Autant que ta beauté luit à travers mes pleurs : Elle re^lendit dans tous ceux que je verse.

OMteuie de mes larmes la porte comme un char D*où elle domine triomphalement ma douleur. Regarde seulement les pleurs qui gonflent mes yeux Kl ta y verras ta gloire à travers ma détresse. .

Ta! ne réponds pas A mon amour, et tu pourras toujours Te mlfer dans mes larmes, en me faisant pleurer sans oetee. 0 reine des reines, combien ta es sublime I La pensée ne peut le concevoir ni la langue humaine le dire.

«*• Gomment lui ferai-je oonnattre mes peines ? Je vais laisser choir ce papier. — Douces feuilles , prêtez votre ombre à ma folie. .. Qui vient ici ?

u se cache derrière on arbre. Entre Lomgubville, un papier à la main.

LB ROI

— Eh quoi! Longueville! il lit!... Écoute, mon oreille !...

BIRON, h pari.

— Parais donc, nouveau fou à Timage de Biron !

LONGUEVILLE

— Hélas ! je suis parjure.

KRON, à part.

— En effet, il arrive comme le parjure, avec i'écriteau devant lui.

LE ROI, à part.

I — II est amoureux, j'espère I... Douce camaraderie de

honte !

BIRON, à part.

— Un ivrogne aime toujours un ivrogne comme lui.

LONGUEVILLE

— Suis-je le premier qui me sois ainsi parjuré ?

BmON, k part.

— Je pourrais te rassurer. J'en connais deux comme toi. —Tu complètes le triumvirat, le clj^apiteau de notre société, — le triangle du gibet d'amour où s'est pendue notre simplicité.

LONGUEVILLE

— Je crains que ces vers grossiers ne soient impuissants à l'émouvoir. — 0 suave Maria, impératrice de mon amour !

f — Je veux déchirer ces strophes, et écrire en prose.

BIRON , h part.^

— Oh ! les vers sont autant de broderies sur le haut de chausses du coquet Cupidon. — Ne dépare pas ses braies.

LONGUEVILLE

Allons ! cela ira :

H lit.

N*est-ce pas la céleste rhétorique de ton regard,

A laquelle ronirers ne peut opposer d'argument»

Qni a entraîné mon cœur à ce parjure ?

▲ rompre nn voen ponr toi on ne mérite pas de châtiment.

i*B\ renoncé k une femme ; mais je prouverai

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