SCÈNE I
comme je le serais — en restant, pour déposer contre le Vore ; car, je le sais bien, —quoique ceci puisse lui attirer quelque cuisante mercuriale, — l'État ne peut pas se défaire de lui sans danger. Il est engagé, — par des raisons si impérieuses, dans la guerre de Chypre - qui se poursuit maintenant, que, s'agtt-il du salut de leurs Ames, —nos hommes d*État n'en trouveraient pas un autre à sa taille — pour mener leurs affaires. En conséquence, — bien que je le haïsse à l'égal des peines de Fenfer, — je dois, pour les nécessités do moment, — arborer les couleurs, l'enseigne de l'affection, — pure enseigne, en effet!... Afin de le découvrir silirement, — dirigez les recherches vers le Sagittaire (19). - Je serai là avec lui. Adieu donc !
U s'en ya.
BaAaANTlo «rrife, tuifi de geos portant des torches.
BRABAimO.
- Le mal n'est que trop vrai : elle est partie ! - Et ce qui me reste d'une vie méprisable — n'est plus qu'amertume... Maintenant, Roderigo, — où l'as- tu vue?... Oh ! malheureuse fille ! -Avec le More, dis-tu ?... Qui voudrait être pèfeà présent? - Gomment Tas-lu reconnue?... Oh ! elle ni'a trompée - incroyablement ! .. . Que t'a-t-elle dit, à toi ?.. . D'autres flambeaux ! —Qu'on réveille tous mes parents !.. Sont-ils mariés, crois-tu?
RODERIGO
- Oui, sans doute, je le crois.
BRABAiNTIO.
- Ciel ! comment a-t-elle échappé? 0 trahison du sang ! ^ Pères, à l'avenir, ne vous rassurez pas sur l'esprit de vos Mes,- d'après ce que vous leur verrez faire... N'y a-l-il pas de sortilèges — au moyen desquels les facultés de la jeunesse et de la virginité — peuvent être déçues? N'as- tu P>slu, Roderigo, — quelque chose comme cela?
240 OTHELLO
RODERIGO
Oui, Monsieur, certainement.
BRABANTÏO.
— Éveillez mon frère ! . . . Que ne te Tai-je donnée ! - Que ceux-ci prennent une route, ceux-là, une autre !
A Roderigo.
Savez-Yous — où nous pourrions les surprendre, elle et le More ?
RODERIGO
— Je crois que je puis le découvrir, si vous voulez — prendre une bonne escorte et venir avec moi.
BRABANTÏO.
— De grâce, conduisez-nous. Je vais frapper h toutes les maisons ; — je puis faire sommation, au besoin.
A ses gens.
Armez-vous, holà ! —et appelez des officiers de nuit spéciaux ! — En avant, mon bon Roderigo, je vous dédommagerai de vos peines.
Tons s*eQ vodI.