‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 79 sur 305 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

[VeDise. La salle dn conseil.]

Le BûGB et les stNATEuns sont assis autour d*ane table. An fond se

tienur nt les officiers de service.

LB DOGE

- Il D*7 a pas dans ces nouvelles assez d'harmonie — PWr y croire.

PREMIER SÉNATEUR

Eo effet, elles sont en contradiction. — Mes lettres disent «Dl sept galères.

LE DOGE

- Et les miennes, cent quarante.

DEUXIÈME SÉNATEUR

Et les miennes, deux cents. — Bien qu'elles ne s'nccor- 'i^ntpassurle chiffre exact — (vous savez que les rapports fcodéssur des conjectures — ont souvent des variantes), elles confirment toutes — le fait d'une flotte turque se portant sur Chypre.

LE DOGE

^ Oui, cela suffit pour former notre jugement. - Je ne

me laisse pas rassurer par les contradictions, • et je vois h fait principal prouvé — d'une terrible manière.

UN MàTï;(jOT, Ml xlehors.

Holà!boli!boIàl

Entre un officier saivi d*a9 malelot.

L'omaER.

— Un messager des galères!

LE DOGE

Eb bien! qu'y a-t-ilî

LE MJITËLOT.

— L'expédition turque appareille pour Rhodes (ÎO): — c'est ce que je suis chargé d'annoncer au gouvernement — par le seigneur Angelo.

LE DOGE, anx sénateurs.

Que dites-vous de ce changement ?

PREMIER SÉNATEUR

Il n'a pas de motif — raisonnable. C'est une feinte pour détourner notre attention. Considérons — la valeur de Chypre pour le Turc ; - comprenons seulement — que cette île est pour le Turc plus importante que Rhodes, —et qu'elle lui est en même temps plus facile à emporter, — puisqu'eileo'a ni l'enceinte militaire — ni aucun des moyens de défense — dont Rhodes est investie : songeons à cela— et nous ne pourrons pas croire que le Turc fasse la faute — ée renoncera la conquête qui l'intéresse le plus — et de négliger une attaque d'un succès facile — pour provoquer et risquer un danger sans profit (21).

LE DOGE

— Non, à coup sûr, ce n'est pas à Rhodes qu'il en veut.

Page 1