‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 88 sur 305 · SCÈNE lY · texte numérisé non relu

SCÈNE lY

DOQTeao et pour donner à la satiété un nouvel appétit, il fiut une séduction dans les dehors, une sympathie d'années, de manières et de beauté, qui manquent au More. Eh bien, à défaut de ces agréments nécessaires, sa délicate tendresse se trouTera déçue ; le cœur lui lèvera, et elle prendra le More en dégoût, en horreur; sa nature même la décidera et la forcera à laire un second choix. Maintenant, mon cher, ceci aoeordé (et ce sont des prémisses très-concluantes et trèsliisonnables), qui est placé plus haut que Cassio sur les degrés de cette bonne fortune? Un drôle si souple, qui a tout juste assez de conscience pour aflecter les formes d'une civile et généreuse bienséance, afin de mieux satisfaire la passion libertine et lubrique qu'il cache! Non, personne n'est mieux placé que lui, personne! Un drôle intrigant et subtil, on troQveur d'occasions ! Un faussaire qui peut extérieurement contrefoire toutes les qualités, sans jamais présenter oœ qualité de bon aloi ! Un drôle diabolique ! ... Et puis, le ^if^estbeau, il est jeune, il a en lui tous les avantages que P^t souhaiter la folie d'une verte imagination ! C'est une ^^ peste que ce drôle, et la femme Ta déjà attrapé !

'« ne puis croire cela d'elle. Elle est pleine des plus an- S^liques inclinations.

^Dgélique queue de figue ! Le vin qu'elle boit est fait de P^Ppes. Si elle était angélique à ce point, elle n'aurait jaïïïâisaimé le More. Angélique crème fouettée ! N'as-tu pas vu son manège avec la main de Cassio? N'as-tu pas remarqué?

RODERIGO

Oui, certes : c'était de la pure courtoisie.

lÂGO.

Pore paillardise, j'en jure par celte main ! C'est l'index, ' obscure préface à l'histoire de la luxure et des impures P^Dsées. Leurs lèvres étaient si rapprochées que leurs h(\-

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leines se baisaient. Pensées fort vilaines, Roderigo. Quand de pareilles réciprocités ont frayé la route, arrive bien vite le mattre exercice, la conclusion faite chair. Pish!... Mais laissez-vous diriger par moi, Monsieur, par moi qui vous ai amené de Venise. Soyez de garde cette nuit. Pour la consigne, je vais vous la donner. Cassio ne vous connaît pas... Je ne serai pas loin de vous... Trouvez quelque prétexte pour irriter Cassio soit en parlant trop haut, soit en contrevenant à sa discipline, soit par tout autre moyen à votre convenance que l'occasion vous indiquera mieux encore.

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