‹ François Villon (1431-1463), sa vie son œuvreChapitre 6 sur 83 · IV · texte numérisé non relu

IV

Et se j'ay prins en ma faveur, Ces doulx regards et beaux semblans De très décevante saveur, Me trespersans jusques aux flans, Bien ilz ont vers moy les piez blans Et me faillent au grant besoing 5 .

Planter me fault autres complans ^ Et frapper en ung autre coing.

Le regart de Celle m'a prins.

Qui m'a esté félonne et dure ; Sans ce qu'en riens aye mesprins, Veult et ordonne que j'endure

I. Briser. — 2. Destruction, mort. — 3. Ja, maintenant. Suivi d'une négation, ja a le sens de jamais (A. Longnon). — 4. D'amour, qui a rapport à Vénus. — 5. Expression proverbiale, dérivée de ce qu'un cheval avec quatre balzanes blanches ne payait pas de droits de péage (M. Schwob). — 6. Complaintes ou plants.

La mort, et que plus je ne dure. Si n'y voy secours que fouir ^ .

Rompre veult la vive souldure Sans mes piteux regretz oïr !

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