‹ François Villon; drame historique en cinq actes et six tableauxChapitre 60 sur 92 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LKS MÊMES. — VILLON — RIFFLL-PÉCINL. — GIRARD GOSSOIN. - ROBIN. —

l'KRROT LANGLhTX. TRUANDS.

Les truands envahissant la scène - Villon est porte en Iriomphe par quatre d'entre eux.)

les truanus. — Noël ! Noël ! Mort aux archers ! Vive maître François ! vive le roi des ribauds !

Villon. — Merci, mes braves compaings ! merci !... Mais lâchez-moi, par tous les diables! lâchez-moi !... vousmécartelez... (On le dépose à terre.)

riffle-plcune. — Ventre du pape!... les archers du roi ne se vanteront pas de leur visite.

PERROT. — Quelle danse!... et quelle musique !... Comme c'était exécuté!

Villon. — Oser venir nous attaquer ici, nous ! François Villon! par la grâce de Satan, roi des ribauds!... nous attaquer ici!... dans notre capitale ! au Trou de lu Pomme de Pin!

riffle-pécune. — En vérité ! il y a des gens qui ont un aplomb !...

girard. — C'est égal... je crois qu'ils n'y reviendront plus.

riffle-pécune. — Surtout le comte de Ponthieu, si bien expédié par toi.

perrot. — Bonne fortune pour Villon : dame Isabelle est libre. villon. — Ah çà! mes fidèles! y a-t-il des blessés parmi vous?

LES TRUANDS, se regardant entre eux. — Non... maître... lion...

villon, allant à Girard. — Vous vous trompez... en voici un. Eh bien ! Girard!... eh bien ! mon féal !

girariî. — Oh! ce n'est rien, François... une êgratignure... villon. — Une égralignure!... mais ton sang coule, malheureux!... tu

pâlis!... lu chancelles !... (Girard se laisse aller eulre les liras des truands.) Vite!

La Heauluiière! Pâquette! les femmes!... c'est vous que cela regarde...

Allez! je VOUS rejoins. (On emporte Girard à gauche. Les femmes sortent avec lui.) RIFFLE-PÉCUNE. le suivant des yeux. — Pauvre COmpaing!

villon. — Tu as raison : pauvre compaing! (Au\ autres truands.) Écoulezmoi : Ulrich et cette jeune damoiselle que vous savez sont allés à l'imprimerie de la Sorbonne... Mais, après ce qui vient de se passer, je crains que cet asile ne soit plus un lieu de refuge suffisant. Courez donc les chercher... Je veux les voir... Et, si, dans les environs, vous voyer rôder quelques figures suspectes... vous comprenez?... amenez-les aussi.

TOUS. — Bien, maître!... (Sortie générale.)

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