‹ François Villon; drame historique en cinq actes et six tableauxChapitre 9 sur 92 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LES MEMES. — DEUX TRUANDS, tout déguenillé», entrant par la fenêtre. JEHAN, s* serrant contre sa mère. — Mère !.-. mère !... défends-moi !

la bohémienne. — Ne crie pas si fort, mon mignon !... Nous ne voulons point te faire de mal. (Aux truands.) Hein ! qu'en dites-vous? N'est-ce pas qu'il est gentil?... Voilà notre affaire. Quelle fortune pour nous, là-bas, où nous allons !

un des truands. — Par Satan ! la vieille, on voit bien que ce n'est pas toi qui l'as fait.

la bohémienne. — Gibier de potence ! il n'est pas de ta nichée, non plus. Mais hâtez-vous, tous les deux: son frère peut rentrer d'une minute

à l'autre.* (Les truands s'approchent de l'enfant et le saisissent.) %

• jehan, se débattant. — Laissez-moi l laissez-moi !... Ma mère!.;, au secours !

la bohémienne. — Oh ! oh ! du tapage, mon petit amour? (Elle lui met un bâillon.) Tiens ! voilà pour te calmer. (Aux truands.) Allez, maintenant. (On em- .

porte Jehan eu passant par la fenêtre. La scène reste vide pendant quelques secondes. Le cadavre est seul dans son fauteuil.)

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