‹ François Villon; drame historique en cinq actes et six tableauxChapitre 10 sur 92 · LE CADAVRE. - VILLON · texte numérisé non relu

LE CADAVRE. - VILLON

villon, un pain sous le bras. — Du pain !... j'en ai maintenant... Mais je suis un voleur!... Cet homme, ce boulanger, me l'a dit, en courant après moi, sans m'atteindre. (Se tournant vers sa mère). 0 ma mère ! ne me maudissez pas... Seul, je me serais plutôt laissé mourir... C'est pour Jehan... pour votre petit Jehan... Viens, frère ! ne pleure plus... viens manger !... Mais où donc est-il?... Disparu?... Jehan!... Jehan !... Pas de réponse... Oh ! mon Dieu !... (il cherche de tous côtés.) Qu'est-ce que cela veut dire? (Il appelle à la porte.) Jehan! Jehan!... Rien !... rien! Toujours le même silence!... Oh I... mon'eceur se brise... Jehan !... Mais qu'ai-je donc fait

pOUr ûtre tortlll'é de la Sorte?... fil se laisse tomber sur une chaise avec désespoir, et sanglote, le front dans ses mains.)

Une voix chante dam la coulisse :

Aux yeux de la folio

Tout est si beau !

J'ai défoncé ma vie

Comme un tonneau.

A boire, qui qu'on grogne !

Du vin ! du feu !

Hacchusja rouge trogne,

Voilà mon Dieu !

villon, toujonrs assis. — On monte l't»-calier... je reconnais la voix de Colin Laurent... ee sont mes condisciples de l'Université... Mon frère est

Sans dotlte avec eux. (Il se lève. Une bande joyeuse d'écoliers entre dans la chambre.)

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