‹ François Villon et Jean de MeunChapitre 13 sur 41 · Bibl, nat., fr · texte numérisé non relu

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2. Déjà, dans Le Roinan de la Rose, Jean de Meun avait montré toute son admiration pour « suer Heluis » :

Mes ge ne croi mie, par m'ame, C'oncques puis fust une tel fame. (T. 2, p. 216, v. 8802-8863.) 3. « Et comme ceste {Heloys] ne feust pas basse par beauté, par habundance de livres esloit la souveraine, » (fr. 920, p. 10) ; traduction du latin « quae cum per faciem non essel infima, per abundantiam lillerarum erat suprema ». (Epistola prima seu hisloria calamilatum, cap. VI, dans Migne, Patrologia latina, t, 118, Abaelardi Opera, col. 127).

36 LOUIS THUASNE.

« veuve » (c'était le cas de Blanche de Castille) et « belle » ', toutes qualités qui s’appliquaient bien à la mère de saint Louis. En effet, le rédacteur des Grandes chroniques de France parlant de Thibaud IV, comte de Champagne, dont on connaît l'amour pour la reine Blanche (1231), écrit : « Le conte regarda la rovne qui tant estoit sage et tant belle que de la grant biauté d'elle il fu tout esbahi »°.— Qui chantait à voix de seraine, viendrait encore donner du poids à l'hypothèse qu'il s'agit de cette princesse. Mais, on ne saurait aller plus loin; et personnellement, je trouve que c'est mieux entrer dans l'idée de Villon, de laisser cette gracieuse figure de femme glisser dans le vague du souvenir el de la pensée, que de chercher, comme cerlains commentateurs, à imposer une identification, a priori inpossible, et fatalement inexacte*.

Voici, à titre de curiosité, quelques vers du Roman de la Rose où l'on trouve comme la matière des deux vers de Villon :

Icele dame ot non Biautés(t.1, p. 41, v. 995;.

Et blanche # comme flor de lis.

Et chautés cum une seraine.

dit ailleurs à sa femme le mari jaloux.

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