Ceci vise particulièrement le commentaire de Prompsault
4, Ces deux épithttes évoquent le portrait de « dame Sydoine »
Blanche, tendre, polie «tt attintee.,, Les Contrediiz de Franc-Gontier, G. T. v. 1477.
A noter que « Dame Sydoine » se rencontre également dans Le Champion des Dames de Martin Le France (Bibl. nat., fr. 12,46, fol, 76 D) ; mais il n'y a là qu'une simple
Enfin l'Amani, introduit dans le verger par Oiseuse, entend un chant si délicieux | i Qu'il ne sembloit pas chaus d'oisiaus, Ains le peüst l'en aesmer A chant de seraines de mer, Qui par lor vois qu'eles ont saines Et series, ont non seraines.
La coïncidence avec les vers de Villon était à relever, sans qu'il y ait lieu, semble-t-il, d'eu tirer une conclusion ferme. — (Pour les sources des autres figures de femmes évoquées dans la Ballade des Dames du lemps judis, cf. le SUPPLÉMENT, n° ]]).
Dans la Ballade en viel langage francois, Villon parle du pape qui preud le diable par le cou
Car, — ou soit ly sains apostolles, D'’aubes vestuz, d'amy coeftez, Qui ne saint fors saintes estolles, Dont par le col prend iy maufYez, De mal talant tout eschauffez..….
L'emploi de « mauflez », pour désisner le diable, est fréquent daos les anciens romaus. On le trouve ésalement dans le Roman de la Rose, avec les mêmes mots à la rime :
Et sui plus forment eschaufés, Vous rechigniés comme manfés
dit le jaloux à sa femme (L IT, p. 226, v. 9130-9131). | Dangiers, li orriblez maultes,
Quant il se senti eschaufes.
: (T. INT, p. 309. v. 21432-21333.)
Malus, en lalin du moven âge, signifie le diable. Le sed Libera nos a malo de l'oraison dominicale, veut dire, nais délivre nous du diable. CE. les notes de Du Cane à son édition de Joinville, p. 106, et son Glossarium au mot raalus, — Quant au mot « aposlolle »
coïncidence, Villon — selon toute vraisemblance — n'ayant pas connu le poèine de Martin le Franc, Villon à d'ailleurs pu prendre directement ce nom de « Sydoine » au roman d'aventure de l’onthus ei Sidoine (cf. Romania, t. XV, p. 25).
38 LOUIS THUASNE.
pour « pape », Jean de Meun l'emploie également avec le même
SeDS :
De l'Apostole en ai la bule Qui ne me tieut pas pour entule
dit Faulx-Semblant !t. 2, p. 358, v. 11770-11771)!