‹ François Villon et Jean de MeunChapitre 15 sur 41 · Ceci vise particulièrement le commentaire de Prompsault · texte numérisé non relu

Ceci vise particulièrement le commentaire de Prompsault

4, Ces deux épithttes évoquent le portrait de « dame Sydoine »

Blanche, tendre, polie «tt attintee.,, Les Contrediiz de Franc-Gontier, G. T. v. 1477.

A noter que « Dame Sydoine » se rencontre également dans Le Champion des Dames de Martin Le France (Bibl. nat., fr. 12,46, fol, 76 D) ; mais il n'y a là qu'une simple

Enfin l'Amani, introduit dans le verger par Oiseuse, entend un chant si délicieux | i Qu'il ne sembloit pas chaus d'oisiaus, Ains le peüst l'en aesmer A chant de seraines de mer, Qui par lor vois qu'eles ont saines Et series, ont non seraines.

La coïncidence avec les vers de Villon était à relever, sans qu'il y ait lieu, semble-t-il, d'eu tirer une conclusion ferme. — (Pour les sources des autres figures de femmes évoquées dans la Ballade des Dames du lemps judis, cf. le SUPPLÉMENT, n° ]]).

Dans la Ballade en viel langage francois, Villon parle du pape qui preud le diable par le cou

Car, — ou soit ly sains apostolles, D'’aubes vestuz, d'amy coeftez, Qui ne saint fors saintes estolles, Dont par le col prend iy maufYez, De mal talant tout eschauffez..….

L'emploi de « mauflez », pour désisner le diable, est fréquent daos les anciens romaus. On le trouve ésalement dans le Roman de la Rose, avec les mêmes mots à la rime :

Et sui plus forment eschaufés, Vous rechigniés comme manfés

dit le jaloux à sa femme (L IT, p. 226, v. 9130-9131). | Dangiers, li orriblez maultes,

Quant il se senti eschaufes.

: (T. INT, p. 309. v. 21432-21333.)

Malus, en lalin du moven âge, signifie le diable. Le sed Libera nos a malo de l'oraison dominicale, veut dire, nais délivre nous du diable. CE. les notes de Du Cane à son édition de Joinville, p. 106, et son Glossarium au mot raalus, — Quant au mot « aposlolle »

coïncidence, Villon — selon toute vraisemblance — n'ayant pas connu le poèine de Martin le Franc, Villon à d'ailleurs pu prendre directement ce nom de « Sydoine » au roman d'aventure de l’onthus ei Sidoine (cf. Romania, t. XV, p. 25).

38 LOUIS THUASNE.

pour « pape », Jean de Meun l'emploie également avec le même

SeDS :

De l'Apostole en ai la bule Qui ne me tieut pas pour entule

dit Faulx-Semblant !t. 2, p. 358, v. 11770-11771)!

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