Fr. 19,160, fol. 2 a
3. Ibid., fol. 6 a b. — Bertain est le cas régime de Berle, cas sujet. — Flores (Floires) fut le père de Berte, au beau visage, dont naquit Charles, le roi puissant. Dans la geste Renaud de Montauban (l'oncle d'Ogier le Danois), Charlemagoe fait une
déclaration analogue :
Jà fui fius Pepin, issi com vos savés,
Et Bertain la roïne qui tant ot le vis cler.
(G. Paris, Hist. poélique de Charlemagne, Paris, 1865, in-8, p. 231). — Quant à Biautris, sa beauté était remarquable :
Dex que fut gente la bele à regarder De cors, de membres, te vis et de biauté, Sa per n'avoit en la crestienté.
(Fr. 49, 160, fol. 7 b.)
Ce n'est plus à des traditions orales que Villon a pris son « Haremburgis » mais au recueil des Gesta pontificum Cenomannensium qu'un hasard, sans doute, avait mis sous ses yeux. Le mérite de cette identification revient à M. Auguste Longnon qui, le premier, a produit le texte des Gesta'. « Cujus consecrationi interfuit comes Andegavi, scilicet Fulco Fulconis filius et venerabilis comitissa uxorejus Aremburgis, filia comitis Heliae quam paterno jure comitatus Cenomanensis contingebat. » Joseph Grandet, dans son étude sur Eremburge, comtesse d'Anjou, qu'il avait écrite d'après différentes sources réunies dans le tome XII de dom Bouquel, mais plus spécialement sur les Gesta compris dans ce même volume, n'a pas eu l'idée de ce rapprochement. En outre, dans ce travail, l'auteur a le tort de n'appuyer d'aucune référence les faits qu'il allèyue.
Il cite uniquement, pour la date de la mort d'Eremburges, le Chronicon duplex monasterii Sancti Albini Andegavensis publiépar Labbe dans le tome premier de sa Bibliotheca nova (1,277), comme s’il voulait dérouter le lecteur et lui dérober l'origine des sources qu'il a consultées ; car ce Chronicon est également publié, et plus correctement, dans le tome XII des Rerum Gallicarum et Francicaruin Scriplores de dom Bouquet’. Enfin Grandet, dans un
détail que je n'ai rencontré nulle part, assure qu'Eremburges
«avait de grandes qualités de corps el d'esprit‘ ». Or ces mérites, peut-être très réels, ne lui sont attribués dans aucune des chroniques angevines que l'auteur a consultées. Il ne faut donc prendre cette phrase que comme une amplification de rhétorique.
Villon termine son évocation par la grande et sublime figure de
Jeanne”, Qu'Englois brulerent à Rouan !
Dans ce dernier trait où Villon atteste sa reconnaissance pour