‹ François Villon et Jean de MeunChapitre 36 sur 41 · ProursauLT, p. 12X · texte numérisé non relu

ProursauLT, p. 12X

3. Bibl. nat., fr. 19,160. La biblioth-que de l'Arsenal possède également un ms. de ce roman, n° 181.

96 | LOUIS THUASNE.

Consilliez moi por Deu de maiesté ! Vez ci ma fille qui tant a de biauté!.…

Les barons engagent le duc à marier sa fille à son prévôt, homme très riche, qui paiera les dettes de son maître, devenu son beau-père :

La votre fille Aiélis à vis cler À vos prevost la vos covient doner Por lu grant dete dont i estes endetté...1

Le mariage eut lieu; et de cette union naquit un fils qui fut appelé Hervi. Celui-ci, à la suite des circonstances romanesques, épouse « la bele Biautrix », dont voici la généalogie :

La damoisele, seignor, que ie vos di, Elle fu fille au riche roi de Tyr

Qui dous roiaumes avoit à maintenir, Costantinoble cele mirable ci.

Ses freres fut Flores, li rois gentis, Qui Honguerie avoit à maintenir ; Icil fut pere Bertain o le cler viss, Dont issit Karles li rois poesteïs...

« Biétris » était donc la tante de « Berte au grant pié », el, par une coïncidence assez singulière, le nom destrois «dames » de Villon se retrouve dans la geste d'Hervi de Metz. Je me garderai bien de conclure que c'est là que Villon est allé prendre ses héroïnes ; le fait méritait toutefois d’être signalé :

Hareinburgis qui tint le Maine, Et Jehanne, la bonne Lorraine...

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