‹ François Villon et Jean de MeunChapitre 39 sur 41 · Revue de l'Anjou, t. I, p · texte numérisé non relu

Revue de l'Anjou, t. I, p

5. Jeauve était « grande et moult belle », Cf. Henri War.Lon, Jeanne d'Arc (Paris, 1836, in-8,, pp. 32 et 922.

98 LOUIS THUASNE.

« la bonne Lorraine », en même temps qu'il affirme son patriotisme, on retrouve le poète qui, aux plus mauvaises heures de sa vie, avait toujours conservé un cœur bien français. C'est le même qu'on verra, devant les trahisons qui marquèrent les derniers temps du règne de Charles VII et les débuts de celui de Louis XI, vouer aux plus affreux supplices l'être dégradé

Qui mal vouldroit au royaulme de France!

Il termine enfin sa ballade par ce refrain, d’une si douce

mélancolie :

Mais où sont les neiges d'antan ?

A tous ces titres, la Ballade des dames du temps jadis de Villon reste comme le joyau du poète. La forme en est à peu près parfaite‘, et justifie l'estime particulière dont elle jouira toujours auprès des gens de goût. mn LT:

1. Les deux premiers vers de l’Envoi sont plutôt faibles : Prince, n‘enquerez de sepmaine Où elles sont, ne de cest an...

Quant au vers 340 :

Pour son amour ot cest essoyne,

que Gaston Paris regardait comme un vers de remplissage (François Villon p. 108 et n. 1.), on a vu qu'il correspondait exactement à celui de Jean de Meun sur

le même sujet :

Dont moult ot travail et ennuis.

(Cf. plus haut, p. 35);.

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