Tome !V.-- Le frère de Pétrarque, par Ilenry COCHIN....... “ss OFF
L'étude particulière de la vie de Gherardo, frère de Pétrarque, jette une lumière très vive, non seulement sur sa conversion, sur la grande crise morale de sa vie, mais sur son existence tout entière. La conversion et l'entière religion d'un frère unique et très aimé avaient touché son âme d'une façon profonde et définitive. Les relations avec ce frère, les visites qu'il lui fit à la Chartreuse de Montrieux, le spectacle et l'exemple de ses vertus ont exercé sur le développement de sa pensée et de sa vie une très grande action et l'ont porté plus que toute chose à l'amour exclusif de la solitude et de lu contemplation. C'est l'histoire de ce frère du poète que nous raconte M. Cochin de façon toute neuve, documentée et agréable. Grâce à lui, une figure se dresse devant nos yeux, un peu pâle et effacée, mais vivante pourtant, celle d’un pénitent et d’un religieux du xive siècle. On pénètre dans un couvent du moveu âge, un de ceux où la vertu monastique s'élait conservée parfaite, On y vit parmi des moines joyeux. constants et immaculés, tels que ceux dont l'Angelico nous a laissé la radieuse peinture. On discerne les conditions et les difficultés de leur vie temporelle, les alternatives de ferveur et d'hostilité qu'une religion monacale rencontrait auprès des puissants de ce monde, leurs luttes avec les seigneurs voisins, leurs préoccupalions, leurs misères, les contre-coups qu'ils pouvaient ressentir des événements contemporains, guerres ou épidémies. On voit comment il les servit, comment il leur resta fidèle jusqu'au bout et commrent, après sa mort même, ils protitent de ses libéralités, ec c'est une occasion de iire avec M. Cochin, qui le commente si bien, ce livre du « Repos des hHeligi-ux », un des plus beaux sans doute que le moyen âge ail laissé à la louange de la vie monastique.
Tome V. - Études sur Rabelais (Sources monastiques du roman de Rabelais. — Rabelais et Erasme. — Rabelais el Fulengo. — Rabelais et Colonna. — Note sur la rupture de Voulté avec Rabelais. — Note sur le chapitre VI du livre Il et sur « l’Epistre du Limosin de Pantagruel, grand excoriateur de la lingue latiale ». — Notes sur un passage du chapitre xLvitt du livre IV de Pantagruel, Calvin et Rabelais, etc. — Mélanges) par Lonis THUASNE................................... .. A40fr.
Tome VI. — PÉTRARQUE. Le traité de sui ipsius et multorum ignorantia, publié avec introduction, notes et commentaires, par L. M. GES LE 1 À À CR SA testus 6 fr.
Précieuse édition du maauscrit Valicanus 3359 (M. L. 145), qui tit partie des cœllections Fulvio Orsini. Cetle œuvre de polémique où Pétrarque se livre à de grandes atlaques contre laverroïsme eut, suivant l'opinion aujourd'hui admise, beaucoup d'influence sur son temps. A Aristote et aux Aristotélici-us il opposa, en uue belle forme de peusées et de style, Platon et les Platoniciens, reprenact ainsi la tradition de ses auteurs prélérés. Pétrarque est chrélien dans son culte pour Platon, chrétien dans son mépris pour Aristote, mais cependant, plus d’une fois, ses aspirations huinorisliques el sa conscience chrétienne se fondent dans une admirable harmonie, en font un précurseur de l'Acad ‘mie platonicienne de Florence, qui, opposant une nouvelle autorité à l'ancienne et indisculée autorité d'Aristote, devait préparer le triomphe de la libre recherche et de la pensée libre. Dans cit opuscule de polémique, mieux qu'en d’autres écrits bien plus volumineux, brille d'une vive lumière la pensée de Pétrarque et c'est une bonne œuvre que de donner un texte sûr comme celui de M. Capelli.
Tome VII. — Montaigne, Amyot et Saliat. Étude sur les sources des essais de Montaigne, par Joseph de ZANGRONIZ............... .. Gfr.
Jusqu'ici on s’étuit beaucoup occupé des emprunts faits à Montaigne ; l'idée n'était pas venue de se demander si Montaigne n'élait pas, dans une certaine mesure, la copie d'un autre original, et s'il n'avait pas, tout le premier, donné l'exemple du « pillage », pour employer un des termes qui lui sont le plus chers : on crie d'abord à l'indignation, mais si l’on veut bien lire M. Zangroniz, qui a pue dans l'enseignement des meilleurs maîtres, et en particulier à l'Ecole des
bartes, une méthode très sûre et de rares qualités critiques, on est obligé d'en croire les preuves et les textes qu'il now apporte côte à côte. L'histoire littéraire ne peut qu: gagner à ces découvertes et, si un grand homine est légèrement abaissé, A rehausser en la personne d’Amyol un penseur émérile, vraiment trop oublié,