‹ François Villon et ses légatairesChapitre 23 sur 38 · Ibid., t. III, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. III, p

9. Archives Nationales, X^a 25, à la date du 5 juin 1453; — Y 5231, au 27 nov. 1454.

10. Sauvai, Hist. et recherches des antiquités de Paris, t. III, p. 3^1.

1 1. Ibid., t. IV, p. 396 et 407. — La Chronique médisante le montre exer-

fut remplacé le i i février 1473 'v. style) comme clerc civil, par Hugues Regnault'. — Enfin, Genevois qui, suivant les vers de Villon se distinguait par la longueur de son nez, et dont le nom est remplacé dans quelques anciennes éditions par celui d'Angenoulx, doit être reconnu soit dans Etienne Genevois, soit dans Pierre Genevois, l'un et l'autre procureurs au Châtelet à la date de I4$4--

Le Parlement n'est représenté chez Villon que par trois légataires : Andry Courault, Jacques Fournier et Robert Valée. C'est à « maistre Andry Courault, nommé à tort Jehan par un manuscrit, que Villon lègue ses Contredits de Franc-Gontier; ce personnage était en 1454 procureur au Parlement'. Quant à Jacques Fournier, que Villon appelle son procureur, c'était un conseiller au Parlement qui mourut le 50 février 1464 v. st.) et dont la sépulture ainsi que celle de ses deux femmes et de ses trois enfants se voyait dans l'église des Cordeliers de Paris 4. Maistre Robert Vallée, dont le Petit Testament fait un <c povre clergeault » à la même cour, pourrait être assimilé à un « Robertus Valée, » clerc boursier, natif du diocèse de Poitiers, qui était reçu maitre-ès-arts à Paris au commencement de l'année 1449'; ce maître Robert Valée devint curé de Villedavray et fut promu le 24 février 1452a l'acolytat et !e 26 novembre 1453 au sous-diaconat^.

Nous remarquons dans les Testaments deux personnes attachées au trésor royal. L'un, Pierre, de Saint-Amand, dont la femme aurait mis Villon « au rang de caymant", » était clerc du trésor du roi en 1447 et possédait une maison au coin des rues Jean-Painmollet et de Saint-Bon^. L'autre, le seigneur de Grigny, auquel Villon léguait en 1456 la garde du château de Nigeon et neuf chiens, est plus connu sous le nom d'Etienne Chevalier. Seigneur de Grigny par son mariage avec Catherine Budé en 14499, Etienne fut en 1450 un des exécuteurs testamentaires d'Agnès Sorel et le chroniqueur Jean Chantier le- qualifie à ce

çant déjà celte fonction le 4 novembre 1469.

1. Sauvai, Hist. et rtch. des antiquitcs de Paris, t. III, p. 422.

2. Archives Nationales, Y 5251. Etienne Genevois est nommé dans ce registre au 10 sept. 1454. Le nom de Pierre Genevois y revient trop fréquemment pour qu'il soit utile de renvoyer à quelques dates.

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