CHRONOLOGIE V
au-Diable et qui fournirent le sujet du Roman du Pet au Diable (Test. 858).
1452, entre le 4 mai et le 26 août. — Il est successivement reçu licencié et maître es arts.
145 5, 5 juin. — Dans une rixe au cloître de Saint-Benoît, il tue un prêtre appelé Philippe Chermoye ou Sermoise. A la suite de ce meurtre, il quitte Paris et c'est vraisemblablement au cours de ce premier exil qu'il vécut grassement, durant toute une semaine et en compagnie de l'abbesse de « Pourras », aux dépens de Perrot Girard, barbier à Bourg-la-Reine (Test. 11 54-7).
1456 (n. st.), janvier. — Villon obtient doublps lettres de rémission pour le meurtre de Ph. Chermoye, les unes au nom de « Françoys de Moncorbier, maistre es ars », les autres à celui de « maistre François des Loges, autrement dit de Villon ».
1456, vers la Noël. — Villon participe à un vol de 500 écus d'or, perpétré au collège de Navarre. Il compose, en ce même temps, les Lais (Lais 10), où il annonce son départ pour Angers.
1 456-1460. — Parti de Paris dans les derniers jours de décembre 1456, il parcourt une partie de la France. Un moment attaché, en 1457 peut-être, à l'hôtel du duc d'Orléans à Blois (D vu, 34), il eut aussi quelques rapports avec le duc de Bourbon Jean II, passa sans doute par Moulins (Test. 101-2 et note), et semble même avoir dirigé ses pas jusqu'à Roussillon, en Dauphiné (Test. 2007), que possédait alors la maison de Bourbon. A cette époque paraissent appartenir la Ballade du concours de Blois et la Requête à tnons. de Bourbon.
1460, 17 juillet. — Entrée solennelle, à Orléans, de Marie d'Orléans, fille du duc Charles, alors âgée de 3 1 mois. Parmi les criminels amnistiés à cette occasion, figurait probablement Villon qui aurait échappé ainsi aux effets d'une sentence de mort prononcée contre lui, par la justice ducale sans doute. Il en témoigna sa reconnaissance dans un petit poème adressé à la princesse (Èpttre à Marie d'Ot Uans).
1461. — Villon passe tout l'été à Meung-sur-Loire, dans les prisons de l'évêque d'Orléans (Test. 1 3-14), et il y compose YÈpître à ses amis, ainsi que le Débat du cœur et du corps. Il recouvre la