VI INTRODUCTION
liberté, vers le 2 octobre, lors du passage de Louis XI à Meung. C'est dans le second semestre de Tannée 1461 (v. st.), laquelle prit fin le 17 avril 1462 (n. st.), qu'il faut placer la rédaction du Testament.
1462. — Rentré à Paris, Villon était au 3 novembre détenu au Châtelet sous l'inculpation de vol. Il allait cependant être élargi, lorsque la Faculté de théologie, intervenant à propos de l'affaire du collège de Navarre, lui fit signer une promesse de restitution de 120 écus d'or. Il sort enfin de prison le 7 novembre.
1463. — Poursuivi judiciairement en raison d'une rixe qui avait eu lieu, un beau soir d'automne, en la rue de la Parchemirie, devant 1' « escriptoire » de François x Ferrebourg, Villon est condamné par sentence du Châtelet « à estre pendu et estranglé « ». Il compose alors le Quatrain et la Ballade des pendus. Cependant il interjette appel de la sentence du Châtelet et un arrêt du Parlement, en date du 3 janvier 1464* (n. st.) annule le jugement ; mais « eu regard à la mauvaise vie dudit Villon », celui-ci est banni pour dix années de la ville, prévôté et vicomte de Paris. C'est à l'occasion de cette dernière sentence qu'il écrivit la Requête au Parlement pour demander un bref délai, et la Ballade de V appel ; la pièce intitulée Problème ou Ballade de la Fortune appartient sans doute au même temps.
On n'a point trouvé de mention authentique de Villon postérieure à janvier 1464 (n. st.); c'est probablement aux années d'exil qu'il conviendrait de rattacher les deux anecdotes incertaines dont Rabelais s'est fait l'écho, anecdotes dont l'une est relative au séjour du poète en Angleterre sous le règne d'Edouard IV, l'autre à sa retraite, « sus ses vieux jours », à Saint-Maixent en Poitou.