‹ François Villon (volume 2)Chapitre 109 sur 402 · Cf. ch. VIII, § I · texte numérisé non relu

Cf. ch. VIII, § I

La pensée du poète se porte maintenant sur une affaire qu'il eut, et que nous ignorons, devant l'Officialité de Paris. Il maudit d'abord le scelleur de l'Evêché qui a mâché tant oc d'étrongs de mouches ' » (ainsi François Villon nomme la cire jaune dont on scellait les actes à l'Officialité) : il lui laissera son sceau encore plus couvert de crachats qu'il n'est lorsque le scelleur l'applique sur la cire chaude, et il lui souhaite aussi d'avoir le pouce écrasé (ce qui doit être fort gênant lorsqu'on a pour fonction d'empreindre le sceau sur la cire molle '').

Le souvenir de cette affaire malheureuse lui en remémore alors une autre qu'il eut devant les auditeurs des Comptes. Là un juge provincial, Macé d'Orléans, un homme bavard et procédurier dont Villon parle pour cela comme d'une femme, et qu'il nomme la petite Macée, le mit en procès : il eut sa ceinture, ou plutôt ce qu'on portait dedans, le peu qu'il y avait, son argent. Que messeigneurs les auditeurs infligent à ce Macé, lui « taxent » à son tour une lourde amende ^ ! Et comme il pleut dans l'ancienne salle où ils jugent"*, François leur souhaite une de ces chambres à plafond de bois, à lambris, qui sont la gloire des constructeurs du temps, et ornent en particulier les auditoires de justice : pour ces vieilles gens, au lieu des bancs durs et antiques qu'on supprime alors partout, une chaise percée ne sera pas mal non plus.

Mais Villon revient bien vite à cette Officialité de Notre- Dame, dont il fut justiciable comme clerc parisien, et contre laquelle il nourrissait bien des haines \

François de la Vacquerie ^ le promoteur des procès, aura de sa part un « hault gorgerin d'escossoys » sans orfèvrerie : c'est, sans aucun doute, la corde qu'on passait alors au cou des Ecossais pillards. Pourquoi ce don ? Le promoteur est un personnage

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