T., h. 134, V. 1515-1542. Cf. ch. VIII
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Diable, et dont le souvenir est lié à ses plus anciennes frasques. Elle est fort pieuse, doit avoir la langue bien pendue, et cherche à ramener dans le droit chemin les filles égarées. Inutile à cette dame de prêcher au cimetière des Innocents, où les filles sont nombreuses : qu'elle se rende au marché de la lingerie, aux Halles, et adresse ses remontrances à ces gracieuses et légères marchandes qui ont la répartie si prompte ! Ce sera évidemment une belle lutte ; et François fait, à cette occasion, l'éloge du vif langage des Dames de Paris.
Sa pensée se tourne maintenant vers ce sujet qu'il connaissait si bien. Villon décrit les charmantes Parisiennes que l'on voit à l'église, et cite très irrévérencieusement à leur propos un passage de Macrobe'. Ces femmes lui en remettent d'autres en tête, particulièrement les dames de l'abbaye de Montmartre, couvent où l'on s'amusait et où les hommes entraient parfaitement ^ Mais il pense aussi à ces chambrières de grandes maisons, avec lesquelles on soupe sans bruit tandis que dorment leurs maîtres, et à qui jadis François enseigna le jeu d'amour, « le jeu d'asne » '. Aux honnêtes filles de famille, Villon ne saurait rien donner puisqu'il a tout laissé aux ser\^antes. Il faut donc qu'elles se contentent de peu : et cependant elles seraient bien soulagées, les pauvres filles gracieuses, si elles avaient tous ces bons morceaux qui se perdent chez les Jacobins "♦. Or c'est vrai que les Célestins et les Chartreux étaient trop riches de ce qui manquait aux pauvres filles ! Et Villon cite Jacqueline, Perrette et Isabeau qui jurent par a enné », comme les filles le faisaient alors; elles pourraient bien l'attester» ! Puisqu'elles sont forcées