Alain Chartier y avait dit
Je laisse aux amoureulx malades — Q.ui ont espoir d'allégement — Faire chansons, dits et ballades, — Chascun en son entendement... (Ed. A. Duchesne, p. 503). Cf. Piaget, Rotiiiwia, 1892, p. 430.
3. T., h. 156. Cf. ch. VIII (suite) et la notice à l'appendice.
4. T., h. 157. — Cf. la notice à l'appendice. — 5. Ce présent livre (Marot).
chai, un maréchal-ferrant qui mettra des fers aux pieds des oies et des canards, suivant une plaisanterie très courante, et qui s'ennuie si fort à chanter comme un oiseau dans sa cage, est bien vraisemblablement un poète, un grand seigneur : Pierre de Brézé, grand sénéchal de Normandie, serviteur dévoué de Charles VII, que Louis XI vient de faire enfermer à Loches '. Peut-être cette idée d'un prisonnier raméne-t-elle encore une fois la pensée de Villon vers le Châtelet ? Toujours est-il qu'au chevalier du guet, Jean de Harlay% François donne deux petits pages, un certain Philibert et le gros Marquet, qui ont très mal servi le prévôt des maréchaux, Tristan l'Hermite, et qui viennent d'être cassés aux gages K Quant à Chappelain '^, ce ne doit pas être un personnage ecclésiastique, mais bien un sergent de la douzaine du Châtelet ; seulement en raison de son nom Villon lui laissera « sa chapelle à simple tonsure », c'est-à-dire un bénéfice destiné à des clercs étudiants, et qu'il ne possède d'ailleurs pas, à charge d'expédier une messe sèche (une de ces messes où le prêtre ne consacrait pas, mais disait en hâte quelques oraisons, et que les conciles avaient interdites comme de simples simulacres de messes : on les réservait pour les défunts ; on les tolérait parfois dans des cas exceptionnels, en mer par exemple ^). Volontiers Villon lui eût laissé sa cure, qui a la même valeur que sa chapelle ; mais Chappelain n'entend pas avoir charge d'âmes, c'est-à-dire la juridiction du for intérieur : il ne se soucie pas de confesser d'autres personnes que les chambrières et les dames.