T., h. 172. Cf. ch. III, XIV {suite
5. Thomas Tricot, du diocèse de Meaux, bachelier èsartsen 1452 (Bibl. de l'Univ., ms. no I, fol. 1 50). Sa bourse est forte : 7 s. 4 d. — On trouve, au mois de mars 1461 n. st., (Arch. Nat., X 5» 2) un certain Me Thomas Tricot, plaidant contre Guillaume le Bouteiller, écuyer.
escot », dût-il lui en coûter « sa cornete » (c'est peu puisque Villon ne portait pas de chaperon à cornette, mais le bonnet des écoliers) ' ; or il insinue que si Tricot savait jouer à la balle, il lui aurait légué ce tripot qui se trouvait dans la Cité, non loin de la Pomiiie lIc Pin, et qu'on nommait « le Trou Perrete'' ». C'est donc là qu'ils faisaient la partie.
Or Villon s'avise tout à coup qu'il a oublié de parler du luminaire ', c'est-à-dire des lampes et des cierges que l'on allumait aux enterrements : question fort importante alors pour les églises qui ne sont pas riches, et qui en tirent bénéfice ^. Il y commettra donc un légataire spécial : ce sera Guillaume du Ru, un des gros marchands de vin de Paris. Mais pourquoi un marchand de vin assure-t-il le luminaire d'un mort ? Parce que les clercs de ce temps appelaient le vin « l'huile de bon saint », qu'il fallait avaler jusqu'au gosier afin que la lampe de l'esprit ne s'éteignît pas \
Pour porter les coins du suaire, François s'en remet à ses exécuteurs.
Car le moribond se sent de plus en plus mal. Il éprouve des douleurs dans les cheveux, dans la barbe, dans les sourcils, et ailleurs ^ ; il est bien malade : voici l'instant de demander pardon à tout le monde ' :
1. On mettait aussi son argent au fond de cette cornette du chaperon. Et peut-être disait-on plaisamment cornette pour bourse ? (Voir ce qui a été dit au sujet du legs à Denis Richier et Jean Valette, h. 97).
2. Le trou Perete, un jeu de pauhiie à Paris (Marot). On a vu qu'il devait y avoir sur ce titre une sale équivoque à l'adresse du jeune prêtre Tricot, comme le montre la Farce du vendeur de livres :
Trou du cul Perrctte...
(Le Roux de Lincy, Recueil de Farces, II, p. 14. Cf. Collerye, p. 114). — Le mot tripot prêtait également à une équivoque (Cf. Parnasse satyrique, p. 55, 244-5) •
Ça, m.i mye, que je vous régente — V.n faisant l'amoureux tripot. (^Ancien théâtre français, I, p. 206).