‹ François Villon (volume 2)Chapitre 129 sur 402 · T., h. 168. — 7. Voir les notices à l'appendice · texte numérisé non relu

T., h. 168. — 7. Voir les notices à l'appendice

172 FRANÇOIS VILLON, SA VIE liT SON TEMPS

insinue malicieusement qu'ils pourraient peut-être redouter les premiers frais de l'exécution de son testament, et se récuser : dans ce cas-là, il institue pour exécuteurs ces gens de bien, Philippe Brunel, le noble écuyer, M*^ Jacques Raguier, qui ne vaut pas mieux que lui, et M'^ Jacques James, qui n'est qu'un débauché '. Ce sont des personnages très soucieux de sauver leurs âmes (on pense si c'était le fait d'un Philippe Brunel qui fut poursuivi pour n'avoir pas reçu la communion) ; et je sais, ajoute Villon, qu'ils mettraient du leur plutôt que de ne pas accomplir mes volontés. Ceux-là n'ont pas besoin non plus d'être contrôlés :

A leur bon seul plaisir en taillent ^.

Ce qui fut rigoureusement vrai de Philippe Brunel, un tyran de village, n'entendant rendre des comptes à personne ^

Villon a déjà désigné le notaire du Châtelet chargé d'examiner les testaments des laïques ; mais, comme écolier, et pourvu d'une lettre universitaire de nomination, il a, on se le rappelle, un caractère religieux. François pense à tout. Puisque le côté comique de cette partie du Testament est précisément de parodier les formes d'un acte réel, Villon nommera donc le maître des testaments, qui était le juge ecclésiastique de l'Officialité chargé de recevoir les testaments des religieux'*. De son fait, il n'aura rien, « qiiid ne qiiod ». Le poète institue à sa place un prêtre, un peu plus jeune que lui, Thomas Tricot', qu'il a pu connaître dans le courant de ses études. Sans doute, par la suite, ils ont bu ensemble à la taverne et joué ; car Villon assure que volontiers il consommerait à sa table, « à son

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