Arch. Nat., X-' 45, aux dates citées
5. Il fut emprisonné et on lui fit son procès (Bibl. Nat., Dupuyîjo, 16 mars 1479, n. st.). 4. Arch. Nat., X'' 9318.
montrant qu'il était à Paris le soir où l'on cambriola l'éylisc de Grigny, assura qu'il y avait soupe et couché en son hôtel. Mais il eut aussi l'imprudence de dire qu'il se défiait de Jean le Boulenger, qui le connaissait mieux que personne; de calomnier, de récuser le premier président, chef de toute la cour, de s'emporter contre lui, de dire qu'il subornait des témoins, etc. : injures atroces qui retombaient sur la cour entière ! 11 était bien temps maintenant pour Philippe Brunel d'invoquer, pour son excuse, l'historiette de ceux qui avaient bu et injuriaient l'empereur! Le 4 février 1480, Boulenger vient à la rescousse des habitants de Grigny : il déclare que Philippe Brunel a semé contre Guillaume de Longueil, Chasteaupers et plusieurs notables de Paris, les plus sinistres calomnies ; qu'à son sujet, Philippe avait osé dire qu'il était « ung faulx traistre chevalier et président ; qu'il ne mourroit que de sa main » ! Patelinement, pour ces injures affreuses, le premier président demandait que la cour fixât une bonne amende, à sa discrétion, applicable aux pauvres prisonniers de la Conciergerie ou du Châtelet (le seigneur de Grigny venait de faire quatorze mois de prison !) ; et Jean le Boulenger requérait aussi que les biens que Philippe possédait à Grigny fussent soustraits à sa justice et mis en la main du roi '.
Le 14 juillet 1481 , ^ Pierre Emery, avocat au Châtelet, poursuivait les criées de ses héritages. En 1491, on retrouvera cependant Philippe Brunel fermier du péage de Charenton, deMaumoulin et delà prévôté de Tournan en Brie 3.
QjLioi qu'il en soit, Philippe Brunel était mort avant le 18 lévrier 1504 (n. st.), date à laquelle la seigneurie de Grigny était passée aux mains de sa veuve de M*^ Jean le Boulenger, dame Marie Chevalier 4.