Arch. Nat., Y. 5232, 17 septembre
2. Le 5 janvier i4'52, il supplie le chapitre de Notre-Dame de modérer la somme .à laquelle il avait été condamné (50 écus) : le 12 janvier, on lui répond que le chapitre n'a pas l'intention de payer la dépense de ses chevaux. Baubignon déclare alors qu'il aime mieux payer 50 écus que 50 livres et racheter ses chevaux (Arch. Nat., LL. 117, p. 147-150). Le 20 janvier, Jean Dulac et Etienne de Vignon disent avoir servi longtemps Jean Baubignon et plaident contre Pierre, .lu sujet de l'exécution de certains legs et des sommes que le défunt leur devait, comme salaire (Arch. Nat., X^' 1483, fol. 10). Puis Pierre entre en procès avec Laurens Rasle (Arch. Nat., Z^ F 16, 1$ décembre 1452, 19 janvier et 6 juin 1453); avec M' Pinçon (Arch. Nat., Y. 5232, 20 février 145s, n. st.: X'" 8854, 5 juillet 1455).
3. Arch. Nat., X*» 8854, 23 décembre 1451 (.amendes de 60 livres au profit de Jacques de Hacqueville ; au profit de Pierre du Tremblay, marchand et bourgeois de Paris).
4. L'échevin de Paris dont la famille était alliée .i celle de Régnier de Montigny.
5. Arch. Nat., Xi» 1483, 3 janvier 1456. — Le i" février 1467, (n. st.), on voit que Denjs Pinel, fripier, achetait un jardin dans la couture Saint-Martin et dans celle du Temple, tenant aux héritiers M' Jean Baubignon et, d'autre part, à un nommé Badonvilliers, secrétaire du roi (Arch. Nat., S. 14485, fol. 50 V).
Un Hugues Perdrier fut sergent d'armes du roi Philippe de Valois en 1328: c'était probablement le père de Guillaume Perdrier, clerc de la Chambre aux deniers, en 1365, qui reçoit 80 francs d'or pour sa livrée de Pâques. On le trouve maître de la Chambre aux deniers, en 1380, aux gages da 200 francs en 1383. Le 11 mars 1390,1! était remplacé, sans doute à cause de son grand âge, par Hémon Raguier; mais il demeura secrétaire du roi et on le retrouvera trésorier de France : il mourut entre 1408 et 1420. Un Jean Perdrier, clerc de la Chambre aux deniers en 1365, fut secrétaire du roi en 1383, maître de la Chambre aux deniers de la reine, entre 1386 et 1420 ■.
Quant à Guillaume Perdrier, qui avait tout son bien à Paris, il y demeura pendant la domination anglaise et exerça la profession de changeur. On voit qu'en 1435 il était exécuteur du testament de Henry Roussel, avocat au Parlement ^, avec le maître de l'Hôtel-Dieu, Guillaume Cotin, conseiller au Parlement, et Miles de Bray, clerc des Comptes. Il était locataire du 17^ change sur le Pont ?. Il mourut le 8 septembre 1475 et fut enterré sous le charnier, aux Innocents. On voyait sur sa tombe une épitaphe et un grand tableau avec ses armes parlantes, formées de perdrix 4.
Guillaume Perdrier laissa de nombreux enfants : Jean Perdrier, né en 1432, l'ami de François Villon ; François, son « second frère », dont il sera parlé plus loin ; Henri Perdrier qui épousa Etiennette Gaillard, de Blois, d'une famille financière que l'on trouve autour des ducs d'Orléans ; Nicolas Perdrier, marchand et bourgeois de Paris, épicier et apothicaire, mort en 1487 > ; Guillaume, qui était clerc de M^ Antoine Raguier en 14566, exerça comme son père la profession de changeur, et qui mourut avant 1464, laissant comme exécuteur Jean, son frère " ; Jacques, maître de la Chambre aux deniers de la reine, mort avant 1484^. Guillaume laissait aussi trois filles: Marguerite, morte en 1466 ; Catherine, femme de M^ Jean Basanier, procureur au Châ-
1. Bibl. Nat., P. orig. 2233 (Mémoire généalogique de la maison des Perdrier).
2. Arch. Nat., X'» 9807, 14 mars 1448 n. st. — La famille Roussel était alliée aux d'Orgemont, aux Boucher.
3. Bibl. Nat., fr. 22592; Arch. Nat., Z''" 4, 21 juillet 1459.
4. « Cy gist Guillaume Perdrier en son vivant marchand et bourgeois de Paris qui trépassa le 8 octobre 1475. Ht Margueritte Roussel sa femme qui trépassa le... Margueritte leur fille qui trépassa en septembre 1466. » (Epitaphier des Innocents, LL, 4340 , xviii* s.).
5. On le voit fournir le luminaire de Saint-Pierre-aux-Bœufs, de 1470 à 1474 (Arch Nat., H. 4614, fol. 21, 68).
6. C'est dans l'exercice de cette fonction qu'il fut dérobé, entre Pons et Bordeaux, d'une partie de l'argent qu'il portait aux archers pendant l'occupation de la Guyenne. On consulta le devin, comme c'était l'usage, pour retrouver les objets perdus. L'épreuve du Psautier désigna l'hôtelier de Pons ; mais celle de la fou.ice lui fut favorable. Or Pothon de Saintrailles le fit brutalement arrêter. Ce fut l'occasion d'un long procès, où le ministère public protesta contre les pratiques divinatoires si en faveur parmi les gens de guerre (Arch. Nat., X'^ 28, 9 fév. 1456; 8 avril, 26 avril, 4 et 10 mai; Registre des Grands Jours de Bordeaux, p. p. H. Barckhausen, t. IX (1869), p. 282, dans les Archives de la Gironde).