‹ François Villon (volume 2)Chapitre 233 sur 402 · ET LE COMMERCE DU DRAP · texte numérisé non relu

ET LE COMMERCE DU DRAP

Merbeuf et Nicolas de Louviers (Louvieulx pour la rime) sont à la fois des légataires des Lais ^ et du Testament ?, donc des connaissances de la jeunesse de Villon.

Dans ce premier poème Villon leur lègue « l'écaillé d'un œuf» remplie de francs et de vieux écus ; en somme de la vieille monnaie de quoi remplir une coquille d'œuf: plaisanterie assez simple. Les allusions du Testament sont plus complexes :

Item, quant est de Mcrcbeuf Et de Nicolas de Louviers, Vache ne leur donne ne beuf, Car vachiers ne sont ne bouviers, Mais gens a porter esperviers :

(Ne cuidez pas que je me joue !) Et pour prendre perdris, plouviers, Sans faillir, sur la Machecoue.

Nicolas de Louviers 4, qui avait bien mérité du roi en travaillant en 1436 à faire rentrer Paris en son obéissance >, fut échevin en 1444, en 1449 ^5 receveur des Aides de 1454 à 1491 ', puis retenu maître lay des Comptes au lieu de Henri Cœur, par lettres du 2 août 1461 ; il fit serment, le 20, et demeura dans cette charge jusqu'au 29 janvier 1470, date à laquelle son fils Nicolas lui succéda ^. Il fut également remplacé cette année-là, comme pré-

1. On voit d'ailleurs que le Conseil le lo octobre 1484, accordait à deux écuyers de cuisine le droit que feu Richard Macé avait sur la Boucherie de Paris (Bibl. Nat.. fr. 5265).

4. Sur ce personnage, cf. A. Rey, Un légataire de Villon. Nicolas de Louviers, Paris, 1905, in-8.

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