XVII. — LA MACHECOUE, Poulaillère
Ce fut une riche rôtisseuse, veuve d'Arnoulet Machecou, en 1438. Elle se nommait Jacqueline et vendait ses poulailles, non loin du Châtelet, en la Sauner ie, au Lyon d'ori.
Cette maison était fort connue, sans doute, dans son genre, la première du Paris d'alors. On y trouvait à foison chevreaux, poussins, pigeons et oisons.
I. Arch. de l'Aube, G. 4183. fol. 178-198. — 2. Arch. Nat., JJ. 195, p. 775. }. T., V. 1079. — 4- ^'sn. On disait un donneur de bonjour. 5. C'était donc quelque maigre personnage. — 6. Un singe.
7. A. Longnon, Paris pendant la domination anglaise, p. 262. — On trouve les variantes Machico, Macheco, Macheclou, Machecoul.
32é FRANÇOIS VILLON. SA VIE ET SON TEMPS
C'est ainsi qu'en 1427 on voit Arnoulet Machecou donner quittance de 5 chevreaux, à 12 s. p., pour le repas du 6 mai que le collège des notaires du roi donnait à ses membres au couvent des Célestins ; l'année suivante, il fournit quatre chevreaux, trente-deux poussins et même nombre de pigeons '. Sa veuve, Jacqueline, reprit sa maison après 1438. Elle était riche d'ailleurs et possédait à Paris plusieurs maisons et des granges ^ ; des vignes à Montmartre 5. Elle exerçait encore en 14574.