Bibl. Nat., fr
4. Le 24 juillet 1424, il recevait Je la couronne des maisons à Rouen (Arch. Nat., JJ. 172,
5. Le 14 octobre 1452, il obtenait ce qu'on appelait un « congé pour ménage », c'est-à-dire le droit de pouvoir faire venir de Rouen .i Paris « plusieurs ustensilles d'ostel, bagues et autres biens à luy appartenans et qu'il fait venir à Paris où il vient demeurer » (Arch. Nat., Z'n 11, fol. 49 V"); mais dés 1448, il avait un procès avec la ville de Paris au Chàtelet, au sujet d'une enclave de sa maison du Cygne, en la rue S. Jacques de la Boucherie, et qui devait 70 s. p. dont il ne voulait rien payer (Arch. Nat., KK. 409, fol. 195 v°). En 1456, il est encore associé à Rouen avec Jeanne, femme de Robin Morel, dans une affaire de peaux d'agneaux noirs, de toiles, de draps, etc. (Bibl. Nat., Moreau 1062, fol. 51 v").
raux maîtres des monnaies », Jean Marceau n'était plus tenu à livrer chaque année qu'un marc d'or et dix marcs d'argent. La concordance de cette date avec la rentrée à Paris du roi Charles VII, donne à penser que cette faveur fut le prix de certains services financiers tels que Jean Marceau, comme nous le verrons, était en mesure de les rendre. Ainsi que pour la plupart des marchands au xv<= siècle, le titre de changeur, donné à Jean Marceau, n'implique nullement l'exclusion d'un ou de plusieurs autres commerces : c'est ainsi que Jean Marceau possédait à Vernon, en l'hôtel de VEcu de France, un grenier à sel dès octobre 1430' ; en 1432, il plaidait contre Jean Guedon, grenetier du grenier à sel de Rouen lequel, l'année suivante, se faisait représenter dans ce procès par Girart Gossouyn « maistre des garnisons de monseigneur le Régent », qui, peu d'années plus tard, de 1439 à 1441, devait lui-même remplacer Jean Guedon comme grenetier du grenier à sel de Rouen ^.
Le grand procès de Jean Marceau, de 146 1 à 1463, nous instruit sur le rôle qu'il joua à Rouen ; mais nous sommes renseignés aussi à cet égard par diverses autres affaires et par de curieuses pièces originales. Popaincourt plaidant pour lui, en 1461, admet qu'il avait fait certaines opérations de monnaie illicites, mais au coin et aux armes du roi d'Angleterre et par son ordre : ces malversations paraissent avoir consisté dans un affaiblissement du taux des métaux précieux employés ; de l'aveu de son avocat, il avait rendu le même service au duc d'Orléans, et un procès, à cette cause, avait été intenté contre lui à Rouen, où il aurait été emprisonné quatre fois. Ces procédures furent apportées au Parlement ; mais elles ne sont pas détaillées dans les plaidoiries, et aujourd'hui elles ont disparu : en tout cas, à une occasion, Jean Marceau fut condamné à 200 écus d'amende. Luillier, qui réclamait Jean Marceau au nom de l'évéque de Paris, admet la vérité de cette condamnation, mais la traite de rançon : toutefois il reconnaît que Jean Marceau avait été prisonnier pour fait d'usure publique. Le procureur du roi affirme que, suivant ses informations, Jean Marceau avait détruit à Rouen soixante ou quatrevingts marchands par ses usures, qu'il y avait opéré des transports de billon, opération sur laquelle nous reviendrons tout à l'heure, et qu'il avait fait des fournitures d'armes et d'armures aux ennemis, c'est-à-dire aux Anglais. Il est certain que Jean Marceau, à Rouen même, était un puissant et redouté personnage : il y devint, ainsi que nous le verrons, l'inexorable créancier du futur prévôt de Paris, Robert d'Estouteville ; mais une pièce, conservée dans le dossier Marbury, est très instructive à cet égard?. Au mois d'août 1437, messire Richard de Marbury et dame Catherine de Fontenay, sa femme, baillairent à Jean Marceau, changeur et bourgeois de Rouen, « cinquante livres tournois de rente aux vies desd. mariés et du survivant » et, le mois suivant, ils vendaient à Jean Marceau, cette fois en compagnie de leur fils aîné, Jean de