‹ François Villon (volume 2)Chapitre 278 sur 402 · Arch. Nat., Z'" 23, fol. 269; X'-^ 8506, fol · texte numérisé non relu

Arch. Nat., Z'" 23, fol. 269; X'-^ 8506, fol

Quoi qu'il en soit du fond de cette affaire, la vente du sel au détail procurait des bénéfices considérables à ceux qui s'y livraient : ainsi, selon l'avocat Viole, qui plaidait pour le grenetier de Paris, le muid de sel pouvait se vendre au port de Paris pour lo écus. Or Gossouyn en avait pris à 30 francs par muid '.

Colin ou Nicolas Laurens était également un financier : on le dit tantôt marchand et bourgeois de Paris, tantôt épicier. On le trouve par exemple désigné comme exerçant cette profession parmi les maîtres jurés épiciers de Paris, en 1450 2. En réalité il faisait tous les métiers où ses capitaux pouvaient lui être utiles ; et surtout il avançait de l'argent, et en recevait chez lui en dépôt.

Ainsi, en 1444, on lui payait 200 livres « pour poudre à canon du temps du siège de Monstreau 5 ». En 1452, il est désigné par la Cour comme caution dans le procès au sujet de la terre de Champtocé entre le duc de Bretagne et le roi de Sicile +. On le voit associé à Robert le Cornu dans une affaire de transport de meules à moulins importées de la Ferté-sous-Jouarre >' ; associé avec Robert le Margotel, à Coutances, pour la vente du vin ^ ; il figure dans un procès soutenu contre le receveur pour le roi du péage de Villeneuve, avec d'autres marchands parisiens qui déclaraient avoir toujours eu libre cours pour leurs marchandises sur la Seine et l'Yonne ". Le 12 avril 1454, avec sa femme, Nicolas Laurens demandait compte de leur administration à Jean de Megrigny, receveur des Aides du roi, à Troyes ^. En 1455, il est associé avec Antoine Huet, de Rouen, pour la vente du sel, du hareng, du vin 9. En 1456, on voit qu'il cautionne Jean Robiquel qui va exercer le métier de changeur dans le Maine '" ; il vend en ce temps-là des « tables d'alebastre », du drap " ; il est compagnon de Simon Roze,à Compiègne, pour la vente du vin '2. En 1458, il s'associe avec un marchand de Caen pour la vente du vin de Paris et de Suresnes '3 ; en 1459, ^^cc Charles Desmaretz, capitaine de Dieppe, pour deux meules de moulin m, et il amenait du vin d'Auxerre à Paris 'î. Le 13 septembre 1460, Laurens est toujours dit marchand épicier et était autorisé à faire fondre

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