II. A. Longnon, Etude biographique, p
plus tard son obit et à qui il léguera sa maison de la rue de Champfleury '. 11 figure, comme témoin juré à la requête du prévôt de Paris, contre le chapitre de Saint-Pierre-des-Arcis, le 30 juin 1460* : il vivait encore en 14785, mais mourut avant le 3 juin 1479 ■♦. ^1 laissait Jeanne Culdoe qui épousa Marc de Janeillegac >.
Sire Chariot Taranne appartenait à l'une des familles les plus riches de Paris, et royaliste : son histoire ressemble beaucoup à celle des Culdoe; car les Taranne aussi avaient été victimes de la révolution de 141 8.
Chariot était l'aîné des frères Taranne, très connus à Paris 6, fils de Jean Taranne, le changeur, qui avait été massacré en 141 8 avec son fils JehanninT. Taranne le père avait également exercé la charge de maître des Comptes**. C'était un homme fort riche qui, en 1408, avait pu acquérir la portion d'amont du Pont-Neuf (Pont-au-Change), qui venait d'être emportée par les glaces, moyennant 600 1. t. et 16 1. p. de rente payables à la recette de la ville de Paris : de même le Pont Saint-Michel, pour 500 1. et 16 1. p. de rente par an, sa vie durant 9. Il vendait au prodigue Charles VI hanaps, aiguières d'argent doré, perles et pierreries 'O; il avançait de l'argent à Charles d'Orléans pour la rançon du comte d'Angoulême, contre des joyaux estimés 41.000 francs ". Son hôtel à Paris était situé rue Saint-Jacques la Boucherie, en 1414 ■^.
Les biens des Taranne furent confisqués pendant la domination anglaise : Garnier de Saint-Yon occupa leur hôtel de la rue Saint-Jacques la Boucherie '5 : l'hôtel et jardin de Saint-Germain des Prés, les terres à Vanves et à Saint-Cloud eurent le même sort '4.
Chariot dut rentrer à Paris avec la domination française. On voit qu'il occupait le seizième change du Pont, l'an 1441 ■>. Il dut alors travailler beaucoup à refaire sa fortune : il est dit en procès avec le Trésor « dont ne peut avoir le bout "^ » ; une des maisons de sa famille, à Saint-Germain des Prés, était mise en criées, en 1443 "7; et le change, clos en 1446, fut payé seulement en partie en 1449 "**. Chariot soutenait alors de grands procès. Le