II. Arch. Nat., X'" 8304, fol. 514 v
12. Arch. de la Seine V. D. D-^ ; Sauv.al, III, p. 265. 15. Sauvai, III, p. 308. — 14. Ibid., p. 319-328.
15. Bibl. Nat., fr. 22392, p. 22 (Comptes de la Sainte-Chapelle).
16. Bibl. Nat., fr. 22392; le 14 décembre 1441, on voit que son frère Pierre plaidait par exemple contre Raymond de Saint-Yon devant la Justice des bouchers de Paris : les Saint-Yon s'étaient emparés de leurs biens (Bibl. Nat., fr. 32586, p. 30). — 17. Ibid. — 18. Ibid.
15 février 1446 (n. st.), on voit qu'au nom de ses frères, il faisait opposition sur l'héritage de Guillemette de Vitry, échu à Louis Raguier pour 480 1. '.
Le 20 juillet, Chariot et son frère Pierre, le notaire et secrétaire du roi, étaient en contestation avec Charles d'Orléans au sujet des avances relatives à la délivrance de Jean d'Angoulême^. Cette même année, Pierre Taranne réclamait à Philippe le Bon le remboursement du tiers d'une somme de i.ooo fr., que son père avait jadis avancée aux Bourguignons, qui refusaient alors de la payer '. On trouve encore Chariot plaidant contre Pierre Taranne le 21 mars 1459 (n. st.) 4, puis, le 19 février 1462, contre le procureur du roi, au sujet de la location du change paternel 5. Mais Chariot était mort en 1464 ; car un compte de Saint-Jacques la Boucherie, qui se termine à cette date, porte que, pour ses funérailles, il avait été payé 42 1. 15 s. 9 d. par les mains de Guillaume Boucher, l'examinateur au Châtelet^.
L'ironie des legs de Villon consiste donc simplement à attribuer à ces riches personnages 100 s. « pris de manne » (nous dirions tombés du ciel), et une « house de basane » (des vieux souliers que l'on criait dans la rue), un objet de rebut. '
XL. — COLIN GALERNE, Barbier, et BAUGIS, Herboriste ex la Cite
Le barbier s'appelait Nicolas, et plus familièrement Colin Galerne. Sans doute il était fils de Michel Galerne que l'on voit, en 1441, barbier des enfants de chœur de Notre-Dame '. Or on trouve Colin Galerne dans le même office, où il recevait, le 26 novembre 1459, la somme de 54 s. p. pour avoir tondu les dits enfants de chœur î^. Vraisemblablement \'illon le connaissait depuis longtemps. Car on rencontre un Jean Galerne, procureur du collège de Tréguier, en 14319; et Guillemette, la femme de Colin Galerne, était fille d'Etienne le Camus, le propriétaire de la Hélice, rue Saint-Jacques '».
Quant à Colin, il demeura toujours dans la Cité. Il est question de Galerne, comme marguillier, dans les comptes de Saint-Germain-le-Vieux que tint Martial d'Auvergne, procureur en Parlement et confrère en poésie de François \'illon, entre 1454 et 1458. Colin rédigera ces mêmes comptes,