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tise des chirurgiens et des médecins. Ceux-ci sont à leur tour subornés par les jurés. Des scènes comiques se déroulent alors. On présente à l'aspirant barbier un homme dont la « veine est caduque », une jeune fille à saigner qui retire vivement son pied de l'eau et qu'il opère néanmoins très bien ■ !
On retrouve encore Colin Galerne, le 29 mai 1479, pli^idant contre Antoine Durand : il lui offrait un écu seulement d'un livre de Galien que Durand devait écrire de bonne écriture, à lignes espacées, afin d'y intercaler une glose en réservant de grandes marges 2. Ce barbier avait d'ailleurs des lettres : il transcrivit de sa main les Vigiles des Morts de Pierre de Nesson 5.
Galerne vivait encore en i486 : il est toujours dit lieutenant du maître barbier du roi 4.
Le métier d'herboriste, comme celui de barbier, n'était pas sans rapport avec la médecine. Jadis on avait vu les herboristes, les « herbiers », débiter leurs plantes dans les foires, avec de merveilleux boniments :
Je sui uns mires
a dit précisément celui-là que Rutebeuf mit en scène, au temps de saint Louis 5. Les statuts de la Faculté de médecine s'étaient élevés peu à peu contre l'ingérence des herboristes à qui il était interdit de visiter les malades. Au temps de François Villon, ils avaient le droit de préparer emplâtres et clystères, de les administrer « bien et lovaument», de tenir dans leur officine du sucre « bon et convenable^' ». Ils prêtaient serment entre les mains du doyen de la Faculté.
« Angelot l'herbier » se nommait en réalité Angelot Baugis. On le trouve, dès 1453, comme herbier et paroissien de Saint-Gcrmain-le-Vieux ". Sans doute il était fils de Pierre Baugis, herbier, qui possédait, en 1416, la maison du Heaume Couronné, rue de la Calandre 8. Le 13 avril 1453, Angelot Baugis plaidait contre Etienne Garnier, fermier du chantelage, qui avait droit à 3 d. sur chaque queue de vin mise en chantier : Baugis déclara qu'il avait bien mis en chantier 6 muids de vin, mais il était de son cru ; et Baugis invoquait à son profit le privilège des bourgeois de Paris et celui des écoliers en médecine 9. Baugis avait en outre du bien à Paris. En 1453, il vendait à Guillaume Pommier, docteur en Théologie et curé de Saint-Germain-le-Vieux, sa maison de la Heu\e. En 1456, avec sa femme, il vendait à Jean Gilette,