XLI. — MAITRE LOMER
Me Lomer doit sans doute être identifié avec M^ Pierre Lomer d'Airaines, appartenant au clergé de Notre-Dame. Lomer ne semble pas un prénom, comme on l'a dit : le plus souvent ce personnage est nommé Lomer, ou Me Pierre Lomer, et parfois Lannomanis de Aranîs, M^ Lomer Darennes.
On voit que le 21 janvier 1452 (n. st.) le chapitre de Notre-Dame le désignait à l'archidiacre de Jouy-en-Josas comme candidat à la cure de Bagneux4. Le 29 octobre 1456, une délibération capitulaire était prise dans le but de chasser les filles qui vivaient dans la Cité : « Placet dominis quod Lomer faciat evacuare meretrices existantes versus domum Leonis et Ursi in Civitate et cum ipso conférât camerarius clericus » >. Ce document mérite oute notre attention quand on entend Villon, en vertu du pouvoir qu'il tient des fées, et qui est celui de métamorphoser les hommes, léguer à Lomer de faire cent fois la « fafée » en dépit d'Ogicr le Danois, de bien aimer les femmes (T., h. 154).
On trouve que le 10 décembre 1456, ce Lomer montrait au chapitre des lettres du légat sur la provision d'une prébende à Saint-Etienne-des-Grès^ ; le I 3 décembre, le chapitre la lui refusait, alléguant qu'elle avait été accordée déjà à Roger le Roy, clerc de J. de Vailly, chanoine de Notre-Dame /. Le 5 octobre 1457, il est dit curé de Bagncux et sollicitait d'être pavé de son gros, c'est-à-dire du revenu annuel de ce bénéfice **.
Au mois de décembre 1459, on voit encore que M^ Lomer d'Airaines soutenait un procès contre Jeanne \"ivicn, femme séparée d'Etienne du Trem-