‹ François Villon (volume 2)Chapitre 301 sur 402 · Bibl. Nat., Clair., 765, 15 mars 1445 (n. st · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., Clair., 765, 15 mars 1445 (n. st

>. Jacques James, prisonnier au Chatelet, pour raisons d'excès, est rendu comme clerc à l'évcque de Paris (Bibl. Nat., Dupuy, 250, 4 juin 1457). Comparaît devant l'official contre Martin le Maire (Arch. Nat., Z 10/', 12 novembre 1460). Paye l'amende pour avoir donné deux coups de poing à Raymond le Danoys (Arch. Nat., Z 10/-, 16 septembre 1461). En procès avec Casin du Pré, le 17 septembre 1464 (Arch. Nat., X'' 4809, fol. 19 v°).

-. Bibl. de l'.^rsenal, ms. 226}.

^yo FRANÇOIS VlLLONf, SA VIE ET SON TEMPS

Arnoulct laissa pour veuve Colette Turgis, avant le 13 mai 1447 '. La veuve reprit sa maison, car nous la voyons plusieurs fois mise à l'amende pour avoir usé de pintes d'étain trop petites ^ : elle possédait encore la taverne de la Chasse à la Porte Baudoyer3.

On rencontre Robert ou Robin Turgis, que Villon instituera en 1461 + son héritier, dès 1454. Il devait être du même âge que le poète, et, sans doute, de ses amis, puisque Villon pouvait boire chez lui à crédit 5 :

Item, viengne Robin Turgis A moy, je lui paieray son vin...

Il paraît avoir été fort à son aise puisque, le 18 décembre 1454, il était autorisé à racheter 40 s. p. de rente que le curé et les marguilliers de Samt-Pierre-des-Arcis avaient droit de prendre sur la Pomme de Pin^; et de plus, Robin Turgis, à côté de son commerce, exerçait l'office de messager à pied de la justice du Trésor 7. Il devait donc avoir de belles relations, les mêmes exactement que celles de Villon. Sa maison était bien- achalandée ; les échevins y achetaient, par exemple, le vin vermeil qui fut présenté au connétable Arthur de Richemont (celui-là que Villon a nommé dans la Ballade des Hommes du Temps jadis), le 18 décembre 1456 8. En 1458, Robin est dit marchand et bourgeois de Paris, et mettait en procès Guillaume le Valoiz, monnayer de la monnaie de Paris : ce dernier était condamné à payer à Turgis 58 écus d'or, à cause du privilège des marchands de vin parisiens 9. Le 6 juin 146 1, on voit qu'il était exécuteur du testament de feu Pierre Turgis et de Pierre de Marie '°. En 1464, il fait arbitrer son différend avec Regnaud de Bonesgues, au sujet de l'administration qu'il avait obtenue de la ferme du quatrième denier sur le vin vendu au quartier de Grève, et du vingtième sur le vin vendu en gros ". Cette année-là, Robin émancipait Thibaut Turgis, âgé de sept ans, et écolier à Paris '2. En 1470, on trouve qu'il possédait trois maisons rue de la Tabletterie, au quartier Sainte-Opportune^ et faisant le coin de la rué Saint-Denis 13. Il mourut entre 1472 h et le 15 août 1473 'î ; le 11 juin, puisque Marguerite Joli, sa veuve, fonda son obit sous cet anniversaire, à la Grande Confrérie aux Bourgeois "6. Marguerite fut autorisée à reprendre son commerce. Le 16 mars 1475, o" "^'oit qu'elle réclamait à la succession de

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