Bibl. Nat., fr
leur de l'Argenterie', fut saisie par le gouvernement anglais-. On trouve Jacques, en 1432, commis à lever l'aide établie sur les gens d'Auvergne 3 ; puis, en Champagne, il assied les aides pour la guerre, en 14364. Sa veuve, Catherine de Funiechon, d'une famille parlementaire, recevait du roi, en 1450, la somme de 50 1. pour entretenir son état >.
Son fils, Jacques de Canlers, était en 1450 clerc de M^ Pierre de Saint- Amand, le clerc du Trésor^ : on le retrouve, en 1458, comme contrôleur de l'Argenterie à 500 1. de gages par an 1. Receveur général du Languedoc, secrétaire du roi Louis XI, qui le nommera son « amé et féal conseiller », il remplira pour ce dernier une importante mission en Savoie en 1463 ; mais, en 1465, il fut impliqué dans une affaire de trahison, et le roi donna l'ordre de lui faire son procès à Lyon, très rigoureusement^: il fut emprisonné dans la tour de Sainte-Colombe-lez-V^ienne 9.
Charles de Canlers, son frère puîné, fut institué clerc des Comptes, le 2 août 1430 ■" ; il fut élu échevin de Paris en 1446 ", puis en 1449 '^- Le 14 février 1448 (n. st.), il acquit de Robert Chartrain et de demoiselle Jeanne de Montigny, sa nièce, deux hôtels situés à Ermenonville''. En 145 1, on le trouve commis au contrôle de la recette générale, et il voyage, entre Paris et Tours, pendant deux mois '4. En 1453, il était toujours clerc du roi en la Chambre des Comptes') ; mais on voit que, le 20 février 1455 (n. st.), Charles W\ signait une lettre par laquelle son « amé et féal clerc en la Chambre des Comptes, M^ Charles de Canlers » faisait connaître qu'ayant à pourvoir honorablement au mariage d'une nièce, qu'il avait nourrie dès son enfance, il avait dû résigner, il y avait un an environ, l'office de clerc ordinaire des Comptes à M« Philippe le Bègue : attendu son « ancien eage et le long temps qu'il nous a servy, en plusieurs et maintes manières, oudit office de clerc de nosd. comptes et autrement », le roi lui accordait 100 1. par an
1. Le 13 avril 141 1, Martin touche 200 francs pour ses bons services (Bibl. Nat., P. orig., 587**); le 2 janvier 1420, il est dit contrôleur de l'Argenterie du Dauphin et déclarait avoir reçu de Hénion Raguier, trésorier des guerres, la somme de 116 1. pour avoir convoj'é de Bourges au siège de Tours, 1600 1. destinées au payement des gehs d'armes (//'/</., n° 7); en 1451, on le trouve notaire et secrétaire du roi (lbi<L, n° 8).