‹ François Villon (volume 2)Chapitre 80 sur 402 · Il m'a nourri, repu · texte numérisé non relu

Il m'a nourri, repu

6. Généreux ou avare, et mieux, suivant une expression « le large contre l'cstroit » qui se rencontre dans les évaluations des comptes, dans son ensemble, conslaviment (Cf. Arch. Nat., KK. 408, p. 223).

Non fais, se bien le scet comprendre ;

En riens de luy je ne mesdis.

Vecy tout le mal que j'en dis :

S'il m'a esté misericors,

Jhesus, le roy de Paradis,

Tel luy soit a l'ame et au corps !

Et s'este m'a dur et cruel

Trop plus que cy ne le raconte,

Je vueil que le Dieu éternel

Luy soit donc semblable ace compte...

Et l'Eglise nous dit et compte

Que prions pour noz ennemis ;

Je vous diray : «. J'ay tort et honte,

Qjaoi qu'il m'ait fait, a Dieu remis ! »

Si prieray pour luy de bon cuer,

Par l'ame du bon feu Cotart !

Mais quoy ? ce sera donc par cuer ',

Car de lire je suis fetart^.

Prière en feray de Picart 3 ;

S'il ne la scet, voise 4 l'aprendre.

S'il m'en croit, ains s qu'il soit plus tart,

A Douai ou a l'Isle en Flandre !

Combien que s'il veult que l'on prie Pour luy, foy que doy mon baptesme !

Obstant qu'a chascun ne le crye, Je ne fauldrai pas a son esme (•.

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