‹ François Villon (volume 2)Chapitre 83 sur 402 · Lottin, op. cit., p · texte numérisé non relu

Lottin, op. cit., p

3 . Mlle de Villaret parle de Thibaud d'Auxigny comme d'un « grand évêque » et note « la paternelle administration dont le diocèse tout entier goûta les fruits pendant le cours des années qu'il le gouverna » (Op. cit., p. 93). MUe de Villaret est ici l'écho du vieil historien d'Orléans, Symphorien Guyon {Histoire d'Orléans, p. 274, 294) : « La mémoire de ses vertus, gravée dans l'histoire, demeurera plus forte que la pierre, le marbre et les plus magnifiques monuments ! » C'est exactement le contraire qui est arrivé puisque Thibaud doit sa célébrité à la dureté dont il usa envers Villon. — ■ Thibaud d'Auxigny mourut en 1473 et son corps fut inhumé dans l'église des CordeHers de Meung (Lemaire, Histoire et vies des cvesqiies d'Orléans, p. 80-81 ; Lottin, op. cit., p. 326).

5 . Equivoque extrêmement fréquente au xv^ siècle sur une espèce de poire célèbre qui tirait son nom du village d'Angoisse (Dordogne). Tdler des poires (Mystère de la

Enferre... Qiiant j'en ay mémoire, Je prie pour luy et relitjua.

Que Dieu luy doint, et voire, voire !

• Ce que je pense... et cetera.

Toutesfois, je n'y pense mal Pour luy, ne pour son lieutenant, Aussi pour son officiai, Qui est plaisant et avenant ; Que faire n'ay du remenant.

Mais du petit maistre Robert?...

Je les ayme, tout d'ung tenant, Ainsi que fait Dieu le Lombart,

Mais pourquoi Villon trouve-t-il l'official « plaisant... et avenant » ' ? C'est que l'official devait être en ce temps-là M'^ Etienne Plaisance, chanoine de Saint-Aignan, docteur en lois et en décret % que l'on trouvera plus tard archidiacre de Beaugency, doyen du chapitre de Troyes et exécuteur testamentaire de Thibaud d'Auxigny. Or nous avons de bonnes raisons de croire qu'il n'était pas tendre. Ainsi un nommé Cirot Rose, sergent de la ville d'Orléans, lieutenant du guet et geôlier des prisons, se trouvait détenu quand le roi vint dans cette ville où

Passion, v. 20201), cela voulait dire recevoir des coups (Comparez l'expression : vidcher ou croquer des groseilles). Manger des poires d'angoisse se disait aussi au moral et signifiait éprouver du chagrin, de l'angoisse. L'équivoque paraît sans rapport avec la façon d'administrer la question. (Cf. par exemple Montaiglon, Rec. de poésies françaises, I, p. 278; VioUet le Duc, Ane. théâtre français, II, p. 314; F'icot,} Recueil de farces, p. 164; Guillaume Alecis, II, p. 18; Jean Molinet, Les Failiet Dits, 1537, fol. 115).

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