Arch. Nat., X^» 41, 26 mars 1476. n. st
2. « Andry Marchant, chevalier, conseiller et chambellan du roy nostre sire, gouverneur du duchié d'Orliens, à Jehan le Barbier, commis à recevoir les exploits de la prevosté d'Orliens, salut. Nous vous mandons que des deniers de vostre recepte vous paiez et baillez à Maistre Pierre Robert, exécuteur de la haulte justice de Monseigneur le duc d'Orliens, la somme de cinq sols parisis que deue lui est pour ung exploit de haulte justice fait en la personne de Jehan du Bourc qui, pour ses desmerites, a esté par nous nagueres condempné a estre pendu ; laquelle sentence ledit M' Pierre a mise à exécution... Donné soubz le contreseel du bailliage d'Orliens le xiiije jour d'octobre l'an mil CCCC et vint. » (Arch. du Loiret, A. 2165). Dans un compte de la Prévôté de 1434-143 5, il est encore question d'une exécution faite par Pierre Robert (/7'/c/., A 2010).
3. Toutefois en 1439 1^ bourreau d'Orléans se nommait Jean Gouldry ; en 1441» Gilet de Faverolles. {Ihu].)
chemina avec le vieux duc d'Orléans ; et le roi entra dans la capitale de son duché, le 30 septembre 1461 '.
La route qui menait à Tours passait par Meung \ Comme le voulait la coutume, en signe de joyeux avènement, lors de la première entrée d'un souverain dans une ville, on rendit les prisonniers à la liberté. La chose était de droit, et il y avait dans le protocole de la chancellerie de cette époque une formule prévue pour ce genre de délivrance. On donnait au prisonnier un brevet, et il jouissait d'un délai déterminé pour obtenir ses lettres de rémission. Pendant ce temps, défense était faite à tous les juges de l'inquiéter, soit dans son corps, soit dans ses biens'.
Avec quelle joie Villon se vit hors de la fosse de Meung, rendu à la lumière du jour, en cette tiède saison d'automne, là-haut, sur cette plate-forme d'où il est si doux encore de regarder le ciel, les prairies, la rivière et ses moulins, le fleuve et ses grèves, le vieux et robuste clocher ! L'entrée de l'église est à deux pas : bien sincèrement il dut y dire sa prière pour le roi Louis, « le bon roi de France », un titre qui n'a pas été donné souvent à ce prince si dur à lui-même et aux autres !
Car François lui souhaitait de vivre autant que Mathusalem, mort dans sa 969^ année, de procréer immédiatement douze beaux enfants tous mâles, ce qui commence à compter -^ :
Si prie au benoist fils de Dieu, Qu'a tous mes besoings je reclame.
Que ma povre prière ait lieu Vers luy, de qui tiens corps et ame, Qui m'a préservé de maint blasme Et franchy > de ville puissance.