Arch. Nat., S. 889*. — 4. Arch. Nat., LL
5. Cf. Son testament dans A. Longnon, Etude biographique, p. 190 et s.
Quant à Jean le Duc, chapelain de Saint-Benoît et beau-frère de Flastrier, de son vivant il fondera lui aussi son obit à la Grande Confrérie aux Bourgeois et lui laissera un calice d'argent doré ayant un fond de cuivre en forme de soleil, un missel à l'usage de Paris « très beau et très excellent », et 80 livres à distribuer aux confrères qui assisteront à son obit'. Mais il n'oubliera pas non plus Saint-Benoît % son bon maître et allié Guillaume de Villon ; car Jean le Duc ajoutera 12 livres à l'obit de Guillaume, en cette môme confrérie, pour le parfaire '. Qjuant au Bourguignon Jean Martineau, de Sens, également chapelain de Saint-Benoît, « jadis pédagogien et maître es arts », bachelier en décret, demeurant rue Saint-Victor, sur la paroisse Saint- Etienne-du-Mont, il laissera lui aussi à Guillaume de Villon des terres, à charge de faire célébrer son obit '*. Qui douterait, après cela, que Guillaume de Villon ne fût capable d'inspirer un fidèle attachement et ne jouît à Paris d'un crédit étendu ?
Par la situation même de Saint-Benoît, en plein cœur de la région universitaire, un membre ou un protégé de cette vieille communauté, se trouvait en relations avec d'importants voisins.
Ainsi le couvent des Mathurins, dont la chapelle s'ouvrait par un petit porche dans la rue de ce nom, en face de la porte du cloître Saint-Benoît, et qui aboutissait d'une part à l'hôtel des abbés de Cluny et aux Thermes de César, de l'autre à la rue Saint-Jacques, était une ancienne aumônerie de la collégiale*. L'ordre de la Sainte Trinité pour le rachat des captifs s'étant établi là au début du xiii^ siècle, y avait construit un cloître. Les Trinitaires, vêtus de robes blanches, portant la croix rouge et bleue sur l'estomac, allaient toujours vers le « Soudan » racheter les captifs^ ; ils parcouraient Paris montés sur leurs ânes pour